Louis Aliot, leader de la liste FN, ne siégera pas au conseil régional

ÉLECTIONS RÉGIONALES En cinquième position sur la liste des Pyrénées-Orientales, Louis Aliot, leader frontiste en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, n’a pas été élu…

Béatrice Colin

— 

Le candidat du FN en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, Louis Aliot, au soir du 2e tour des  élections régionales de 2015
Le candidat du FN en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, Louis Aliot, au soir du 2e tour des élections régionales de 2015 — SIPA

La liste qu’il conduisait en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées est arrivée dimanche en deuxième position avec 33,87 % des voix, derrière la socialiste Carole Delga (44,81 %). Pourtant le leader du Front national, Louis Aliot, ne siégera pas au sein de la future assemblée régionale. Il ne figure tout simplement pas sur la liste des 40 élus du FN.

Choix de Perpignan

En 5e position sur la liste départementale des Pyrénées-Orientales, le vice-président du parti de Marine Le Pen est passé à quelques points de poucentage près de l’élection. Cette« défaite » n’en est pas une puisque cela lui évite de faire le choix entre son mandat de conseiller municipal à Perpignan et celui de député européen. Une décision très critiquée ce lundi sur les réseaux sociaux.

 

« Il avait annoncé dès le début de la campagne qu’il aurait démissionné s’il avait été élu. Il est conseiller municipal à Perpignan, non rémunéré, et il a fait le choix de s’y implanter », justifie Julien Léonardelli, secrétaire départemental du FN en Haute-Garonne, l’un des 40 nouveaux conseillers régionaux.

40 élus du FN

Pour l’heure, aucun successeur n’a été désigné pour prendre la tête du groupe d’opposition, ni pour se présenter le 4 janvier à la présidence de la région, face à Carole Delga. « Nous ne sommes pas le premier groupe d’opposition, mais tout simplement le premier et plus groupe avec 40 élus, plus que le PS », poursuit le jeune élu frontiste.

>> A lire aussi:  Régionales 2015, sans la réforme, le FN aurait remporté le Languedoc-Roussillon