Carole Delga, héritière d'une nouvelle génération à la tête de la région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées

POLITIQUE La socialiste remporte les élections régionales et deviendra le 4 janvier la première présidente de la nouvelle région née de la réforme territoriale...

Béatrice Colin
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La socialiste Carole Delga, dimanche 13 décembre 2015, jour de son élection aux régionales en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées
La socialiste Carole Delga, dimanche 13 décembre 2015, jour de son élection aux régionales en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées — PASCAL GUYOT / AFP

Le chemin n’était pas tout tracé pour cette native de Martres-Tolosane, une commune du sud de la Haute-Garonne. Issue d’un milieu modeste, élevée par sa mère et sa grand-mère, la socialiste Carole Delga a réussi en moins de dix ans à se forger une carrière politique dont beaucoup rêveraient.

A tout juste 44 ans, « cette enfant du mérite républicain » deviendra en janvier la première présidente de la future grande région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées.

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Elue maire de Martres-Tolosane en 2008, cette fonctionnaire territoriale devient deux ans plus tard vice-présidente de Martin Malvy au conseil régional de Midi-Pyrénées.

En 2012, elle entre à l’Assemblée nationale et lorsque Valerie Fourneyron quitte son poste de secrétaire d’État déléguée au Commerce et à l’Artisanat, en juin 2014, Manuel Valls appelle Carole Delga pour la remplacer. «Elle a cette qualité de savoir comment fonctionne une institution», soutient Martin Malvy, le président sortant qui l’a soutenu tout au long de sa campagne.

Défense de la ruralité

Chantre de la ruralité, au gouvernement elle détone avec son accent chantant du Sud-Ouest. « Ce sont ses qualités qui l’ont propulsé, les galons qu’elle a gagnés, c’est elle qui les a acquis seule », poursuit Martin Malvy.

Qualifiée « d’héritière » par ses opposants, elle assume le bilan de son prédécesseur mais assure qu’elle mènera une nouvelle politique.

Incarnation d’une nouvelle génération d’élus, elle va devoir mettre en musique la fusion de deux régions. Selon Jean Courtade, l’ancien maire de MartresTolosane, elle en a les capacités. « Pour Carole, s’il y a un obstacle, il est là pour être franchi. Lorsque je l’ai connu, elle commençait à diriger des hommes, à la fois avec diplomatie et naturel, même les plus durs », se souvient son « parrain » en politique qui lui garde une amitié indéfectible.

Une épicurienne

Travailleuse, fidèle à ses racines, derrière la politique se cache aussi une femme, très discrète sur sa vie privée et « son compagnon ». « Elle aime beaucoup rire, c’est une épicurienne qui adore cuisiner. C’est notre pourvoyeuse en confitures… enfin, un peu moins ces derniers temps », plaisante une de ses amies. Aujourd’hui, c’est à d’autres fourneaux qu’elle va devoir s’atteler.