Abandon du barrage de Sivens: L'Etat accorde 3,4 millions d'euros au Conseil départemental du Tarn

SOCIETE Le Tarn a signé un accord avec l’Etat. Il va recevoir deux millions d’euros d’indemnisations pour les travaux, depuis abandonnés, et 1,3 million pour réhabiliter la zone humide du Testet…

B.C. avec AFP

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Pro- dam farmers of the Lot came to join and support their colleagues blocking two main roads leading to the site of a dam project in the forest Sivens occupied by opponents who created " zone defense " or ZAD . The police have kept farmers away from opponents but some of them have managed to get on the site and ransacked a tent and several vehicles.Here in the area to defend with some opponents. Lisle sur Tarn, FRANCE-4/03/15/SCHEIBER_09317/Credit:FRED SCHEIBER/SIPA/1503050955
Pro- dam farmers of the Lot came to join and support their colleagues blocking two main roads leading to the site of a dam project in the forest Sivens occupied by opponents who created " zone defense " or ZAD . The police have kept farmers away from opponents but some of them have managed to get on the site and ransacked a tent and several vehicles.Here in the area to defend with some opponents. Lisle sur Tarn, FRANCE-4/03/15/SCHEIBER_09317/Credit:FRED SCHEIBER/SIPA/1503050955 — SIPA

Même si la version initiale du projet de barrage de Sivens a été officiellement abandonnée le 6 mars pour une version réduite, il restait à régler la question financière. Le Conseil départemental du Tarn a adopté ce vendredi le « projet transactionnel » proposé par l’Etat.

Réhabilitation des zones humides

Celui-ci va accorder 3,4 millions d’euros à la collectivité en compensation de l’abandon : 2,097 millions d’euros pour les dépenses engagées pour les travaux et 1,3 million pour réhabiliter la zone humide, détruite lors des premiers coups de pioche.

Le nouveau projet de retenue d’eau, défendu par le syndicat agricole FNSEA pour des questions d’irrigation, devrait être lancé prochainement. Mais il suscite toujours l’opposition des opposants au premier projet. « On se méfie d’un nouveau passage en force », a expliqué Ben Lefetey, porte-parole du Collectif Testet, qui regroupe des opposants.

>> A lire aussi : Nouveau barrage de Sivens, le président du Conseil départemental du Tarn veut aller vite

« C’est un sujet lourd qui n’est pas terminé. J’espère que le bon sens, la légitimité et la légalité pourront coïncider », a fait valoir de son côté Thierry Carcenac, le président socialiste du Conseil départemental du Tarn.