Toulouse: Le futur téléphérique urbain en cinq chiffres

TRANSPORTS Les appels d’offres pour l’Aérotram sont quasiment parés au décollage. Cinq choses à savoir sur ce nouveau mode de transport qui devrait permettre de traverser la Garonne 2020…

Helene Menal

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Grenoble possède déjà son téléphérique urbain. Celui de Toulouse verra défiler de grandes cabines.
Grenoble possède déjà son téléphérique urbain. Celui de Toulouse verra défiler de grandes cabines. — P. Fayolle - Sipa

Le « Téléphérique urbain sud » vient de passer le cap de la concertation publique sans vraiment rencontrer d’hostilité, même si certains proposent un tunnel pour traverser les coteaux de Pech-David.

Tisséo peaufine désormais son « appel à conception » pour cette nouvelle ligne aérienne de 2,6 km entre l’Oncopole et le campus des sciences, via le CHU de Rangueil. Cette desserte qui permettra de franchir la Garonne devrait entrer en service en 2020. Et être prolongée, d’une part vers Montaudran, d’autre part vers Basso-Cambo.

10 minutes

Le temps de parcours en téléphérique entre l’Oncopole et l’Université Paul-Sabatier (UPS). A l’heure actuelle, relier ces deux points prend en moyenne 45 minutes en transport en commun et une vingtaine de minutes en voiture (en dehors des heures de pointe). La ligne fonctionnera de 5h15 du matin à minuit, avec une cabine « toutes les 1min30 ou 2 minutes ».

Le plan schématique du Téléphérique urbain sud. - SMTC-Tisseo

6.000 à 7.000 passagers

Le nombre quotidien de voyageurs selon les études de fréquentation. C’est l’équivalent des grandes lignes de bus les plus fréquentées du réseau Tisséo.

14,3 % de « report modal »

Les mêmes études menées par Tisséo montrent que le téléphérique séduirait 14,3 % des particuliers qui font aujourd’hui le trajet en voiture. Dans un premier temps, la mise en service de l’Aérotram pourrait donc s’accompagner d’une légère baisse de trafic sur le périphérique sud.

3 stations

Leur implantation est le volet technique le plus compliqué. Pour le CHU de Rangueil, il y a deux options : l’une à flanc de colline, l’autre au niveau de l’accueil de l’hôpital. La concertation publique a montré que les habitants préfèrent la deuxième option.

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Pour la station « Université », l’idéal serait de la placer à l’entrée de la fac. Mais une telle décision hypothéquerait le prolongement ultérieur vers Montaudran. C’est donc le secteur du lycée Bellevue qui tient la corde mais, attention, l’entrée de l’établissement est classée au titre des monuments historiques.

Au terminus Oncopole, les usagers réclament une station la plus proche possible de l’Institut universitaire du cancer (IUCT).

44 millions d’euros, au mieux

L’estimation optimiste du prix du projet, qui pourrait grimper jusqu’à 63 millions d’euros, « en fonction de la solution technique finalement retenue ». A titre de comparaison, les 2,4 km du tram Envol vers l’aéroport ont coûté 73 millions d’euros.