Depuis trois ans, les scientifiques toulousains ont les yeux tournés vers Mars

ESPACE Depuis 2012, une semaine sur deux, des chercheurs et ingénieurs toulousains du CNES sont aux commandes des instruments du Rover Curiosity…

B.C. avec AFP

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Un selfie du robot Curiosity, sur Mars, en avril 2014.
Un selfie du robot Curiosity, sur Mars, en avril 2014. — NASA/NEWSCOM/SIPA

A Toulouse, les équipes du CNES ont toujours eu la tête dans les étoiles. Mais depuis trois ans, certains d’entre eux ont l’esprit sur Mars. Une semaine sur deux, les ingénieurs et chercheurs du FIMOC, le centre d’opérations des instruments français, prennent les commandes des instruments du Rover Curiosity, ce robot de 900 kg qui se balade sur la Planète rouge depuis le 6 août 2012.

Ordres donnés à 150 millions de km

Lundi soir, lors d’une réunion avec les 150 spécialistes à travers le monde de la mission, ils ont convaincu leurs collègues de viser le site « Rehobost » avec la ChemCam, qui fragmente et analyse le sol martien. Cette pierre a donc subi plus de 300 tirs lasers d’une puissance équivalente à celle d’une centrale nucléaire mais pendant une nanoseconde. Tout est calé et les missions s’enchaînent, de l’observation du soleil au déplacement du rover.

 

Des ordres donnés à 150 millions de kilomètres du plancher des vaches. Et à chaque fois, il s’agit de ne pas se louper, de donner aux satellites les bonnes informations au bon moment.

Nouveau rover en 2020

« Cette mission a déjà dépassé toutes nos espérances. Elle a permis de découvrir l’habitabilité de Mars et un régime volcanique très différent de ce que nous avions imaginé. Cela nous amène à repenser la formation de la surface martienne », relève le planétologue Sylvestre Maurice, coresponsable de ChemCam.

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En 2020, cette ChemCam sera remplacée par l’instrument SuperCam greffé à un nouveau rover. Son job : chercher des preuves de vie sur Mars.