Louis Aliot (FN) veut « transformer l'essai » en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées

POLITIQUE Arrivé largement en tête du premier tour en Languedoc-Roussillon/ Midi-Pyrénées, le frontiste Louis Aliot croit en ses chances de victoire et s’en prend essentiellement au Parti socialiste…

Helene Menal

— 

Louis Aliot (FN), le 8 décembre 2015 à Toulouse.
Louis Aliot (FN), le 8 décembre 2015 à Toulouse. — H. Menal - 20 Minutes

« Il y a une chance historique et réelle de battre le Parti socialiste dans cette région et nous la saisirons », assure Louis Aliot (FN) qui croit dur comme fer en ses chances de victoire en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées. Après avoir réuni 31,83 % des suffrages, il est désormais convaincu que « la dynamique » est de son côté.

>> Lire aussi : Carole Delga (PS) et l’écologiste Gérard Onesta s’unissent pour le 2e tour

Le candidat FN estime qu’en atteignant « 38-40 % » des suffrages dans la triangulaire qui l’opposera dimanche à Carole Delga (gauche) et à Dominique Reynié (LR-UDI-MoDem-CPNT), il pourra « transformer l’essai ». La question est donc pour lui de savoir où pêcher ces réserves de voix.

« Les cartes sont redistribuées et nous allons nous tourner vers ceux qui ont boudé les urnes » au premier tour, indique Julien Leonardelli, tête de liste FN dans la Haute-Garonne.

Il appelle les électeurs de droite au « vote utile »

Ensuite, le FN drague à droite. « M. Reynié a déjà perdu ces élections, dit Louis Aliot. Le vote utile, c’est le vote FN, parce que nous sommes cohérents et que nous incarnons l’avenir ». Une stratégie de ratissage qui devrait conforter Dominique Reynié dans son choix de se maintenir.

>> Lire aussi : Dominique Reynié trouverait « moralement choquant » de se retirer

Louis Aliot concentre surtout ses attaques sur l’adversaire le plus dangereux pour lui, la socialiste Carole Delga et ses alliés. Après la fusion de lundi à gauche, iI déclare que « les Verts sont les paillassons du PS ». Quant aux socialistes « d’ici » eux-mêmes, l’Ariégeois de souche juge que ce sont « des conservateurs dans l’âme ».

Enfin, Louis Aliot joue sur la thématique du « seul contre tous » et fonce dans le tas. « Plus ils sont insultants, plus nous montons. Plus ils appellent à faire barrage, plus le flot des voix FN grossit », assure-t-il. Reste à savoir jusqu’à quel niveau.