L'exposition de lutte contre l'homophobie a été l'objet de plusieurs actes de vandalisme.
L'exposition de lutte contre l'homophobie a été l'objet de plusieurs actes de vandalisme. — H. Menal / 20 Minutes

SOCIETE

Toulouse: Taguées puis réimprimées, des photos de l'expo contre l'homophobie ont été volées

Taguées dans la nuit de vendredi à samedi, les photos réimprimées de l’exposition sur l’homosexualité d’Olivier Ciappa ont été volées dans la nuit de dimanche à lundi…  

Le photographe Olivier Ciappa est habitué à voir son exposition sur l’homosexualité, intitulée « Couples imaginaires », vandalisée. Cela avait déjà été le cas à Paris il y a deux ans. Mais l’artiste ne s’imaginait certainement pas qu’elle serait la cible d’autant d’attaques à Toulouse.

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Accrochées la semaine dernière sur les grilles du Grand Rond par l’association LGBT L’Autre cercle qui fête ses dix ans, ces photos montrant des couples - parfois fictifs comme Roselyne Bachelot et Audrey Pulvar - ont été abîmées ou taguées dans la nuit de vendredi à samedi.

On pouvait y lire des inscriptions homophobes comme « PD » ou « Honte ».


La mairie a décidé de porter plainte et, en attendant la fabrication de nouveaux panneaux, de réimprimer les photos en format A3, les plastifier et les raccrocher sur les grilles du Grand Rond.

Ce sont ces photos qui ont été volées dans la nuit de dimanche à lundi.

Oh mais non, mais non, mais non, putain ! Je viens d’apprendre que les photos ré-imprimées en urgence dimanche ont été…

Posté par Olivier Ciappa sur mardi 8 décembre 2015

Réflexion sur un autre site

La mairie a déposé une nouvelle main courante. « C’est une façon de dénigrer l’art, de dénigrer les personnes. On aime ou on n’aime pas mais on ne détruit pas comme ça. On vient aujourd’hui qu’il y a un relâchement des propos quand on voit que certains comparent le "lobby gay" à un "Daesh de la pensée unique" », déplore Catherine Tripon, porte-parole de l’association L’autre cercle.

Les nouvelles impressions devraient arriver incessamment sous peu. « Nous réfléchissons sur un changement de lieu, qui pourrait être fermé la nuit car si on la remet elle risque de disparaître à nouveau et c’est difficile de mettre du gardiennage en permanence », poursuit la militante. L’expo serait alors prolongée.