Vue d'artiste fournie le 20 décembre 2013 par l'ESA montrant le robot Philae sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, surnommée "Tchouri"
Vue d'artiste fournie le 20 décembre 2013 par l'ESA montrant le robot Philae sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, surnommée "Tchouri" — MEDIALIAB ESA

ESPACE

Posé sur sa comète, le robot Philae ne répond plus

Malgré de multiples tentatives, les techniciens du Cnes à Toulouse n’arrivent pas à reprendre contact avec le robot Philae posé sur la comète « Tchouri »…

Rien à faire, Philae reste désespérément muet. Depuis fin novembre, les techniciens toulousains du Centre national d’études spatiales (Cnes) ont tenté à de multiples reprises de rentrer en contact avec le robot-laboratoire posé depuis le 12 novembre 2014 sur la comète « Tchouri ». Il n’a plus donné de nouvelles à la Terre depuis le 9 juillet 2015.

Il y avait pourtant une « fenêtre » favorable

Les spécialistes avaient pourtant bon espoir de rétablir le contact car la période allant de fin novembre au 6 décembre était celle où Rosetta, la sonde qui a lancé Philae et sert d’interface pour communiquer avec lui, était au plus près de la comète, à une petite centaine de kilomètres.

>> Lire aussi : Robot Philae : Les cinq choses à retenir sur son année passée sur la comète « Tchouri »

Des expériences sont prêtes à être menées, mais il faut avoir deux liaisons avec Philae pour le remettre en activité. Tout n’est pas perdu cependant. Le Cnes indique que d’autres tentatives vont être entreprises d’ici Noël, voire encore en janvier.

Ce, même si certaines sources reconnaissent que « chaque jour qui passe, cela devient de plus en plus compliqué », puisque la comète s’éloigne du Soleil, la seule source d’énergie qui permettrait de recharger les batteries du robot.

Le robot reste un héros

Philae, qui a voyagé plus de dix ans avec Rosetta avant d’être largué sur « Tchouri », a été salué en héros lors de son réveil. Il a rebondi plusieurs fois au moment de son atterrissage et s’est retrouvé en équilibre entre deux falaises dans un secteur peu ensoleillé. Il a toutefois travaillé pendant 60 heures avant que ses batteries ne s’épuisent, apportant selon le Cnes, une contribution « immense à la science » et « à la connaissance des comètes ».

En se posant pour la première fois sur une comète grâce à la mission Rosetta, l’Agence spatiale européenne (ESA) espère trouver des explications à la genèse du système solaire et à l’apparition de la vie sur Terre.