Toulouse: Maintenant, l'impression 3D existe en libre-service

TENDANCE Un magasin propose aux particuliers et professionnels de réaliser leurs objets en 3D, aussi insolites soient-ils…

Julie Rimbert
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Un jeton de caddie imprimé en 3D.
Un jeton de caddie imprimé en 3D. — Julie Rimbert

Coque de smartphone personnalisée, jetons de chariot, pièce de piscine cassée mais aussi poignées de cercueil ou crâne grandeur nature pour les étudiants en médecine. Voici un florilège des pièces fabriquées dans le magasin Top Office de Portet-sur-Garonne depuis qu’il a ouvert un service d’impression 3D à la carte et clé en main.

40 % de particuliers

Spécialiste des fournitures et matériel de bureau, l’enseigne mise sur ce service innovant pour élargir sa clientèle. Avec son autre magasin à Gramont, elle est la seule à proposer cette prestation dans la région toulousaine.

Les clients peuvent ainsi apporter leur fichier, au format «. stl » nécessaire. S’il s’agit seulement d’une photo de l’objet à créer, le fichier d’impression sera réalisé par le service conception de Top Office.

A partir de 9,95 euros la pièce

Selon la matière et la taille de la pièce demandée, l’impression 3D est facturée de 9,95 euros à 49 euros. Si le magasin doit créer le fameux fichier stl, le service augmente 16 euros par quart d’heure de travail.

« Notre clientèle est composée à 60 % de professionnels et 40 % de particuliers, explique Ahmed Chaouki, le directeur du magasin. Nous avons par exemple travaillé avec la société Thalès pour une quarantaine de pièces industrielles de démonstration. Ce n’est que 1 % de notre chiffre d’affaires mais c’est à mon avis un marché en pleine expansion ».

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Gérard, un quinquagénaire venu acheter vendredi des fournitures de bureau, n’a pas pu s’empêcher d’observer le travail de l’imprimante 3D. « Je connais le principe car mon fils est un passionné, raconte-t-il. Il a découvert cette technologie quand une pièce de sa poussette a cassé. Comme elle n’existait plus à la vente, il l’a dessinée et l’a fait imprimer en 3D ».

Si l’impression 3D reste encore marginale, Top Office compte sur le bouche-à-oreille et envisage d’ores et déjà l’achat d’une deuxième imprimante 3D.