Toulouse: Ils croient encore au prolongement de la ligne B du métro

TRANSPORTS Les partisans du prolongement du métro vers Labège, dont le maire de Toulouse ne veut plus, crient à « l’erreur politique »…

Helene Menal

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Le PLB serait en grande partie aérien entre Ramonville et Labège.
Le PLB serait en grande partie aérien entre Ramonville et Labège. — Infime Architecture

Peu importent les déclarations intempestives qui donnent le prolongement de la ligne B du métro vers Labège (PLB) pour moribond. Cela n’a pas empêché « la première pierre » du projet d’être posée mercredi, dans un hangar situé sur le tracé.

Cette scène a eu lieu mercredi en présence de Jacques Oberti (PS), le président du Sicoval, et de Georges Méric (PS), celui du Conseil départemental, entourés de la quasi-totalité des maires du sud-est toulousain.

15 millions d’euros déjà dépensés

Elle s’est jouée près du prototype du viaduc qui supportera le prolongement aérien du métro. « Une pièce qui à elle seule a coûté 90.000 euros », a rappelé Jacques Oberti.

Une somme à inclure dans les 15 millions d’euros déjà dépensés pour le PLB, en études ou fouilles archéologiques. Des millions qui seraient « jetés aux oubliettes » si Jean-Luc Moudenc (LR), le maire de Toulouse, décidait, comme il ne s’en cache plus, d’enterrer le projet au profit de la troisième ligne de métro qu’il a promise durant sa campagne.

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D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si les partisans du PLB « montrent les muscles » maintenant. « L’heure n’est plus à la diplomatie » car le 9 décembre, le tracé de la troisième ligne de métro devrait être abordé lors d’un conseil syndical de Tisséo.

« Un acte politique grave »

« Il y aura une présentation de rêve annonçant le projet pour 2025, sans étude, sans financement, alors qu’au mieux, ce sera 2035 », estime Georges Méric. Pour le patron du département, les deux projets ne sont pas concurrents car ils n’ont « pas la même temporalité ».

« Le PLB est financé, abouti, ajoute-t-il. Il pourrait être le seul projet à voir le jour durant le mandat du maire de Toulouse (…) et ne pas le faire serait un acte politique grave envers les citoyens du sud-est Toulousain ».

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Mais comme Jean-Luc Moudenc est aux manettes, les défenseurs du PLB ne se contentent pas de sentences. Ils prévoient d’autres actions d’ici le 9 décembre et n’écartent pas l’hypothèse d’un contentieux juridique.

Ni le président de Tisséo, ni le maire de Toulouse n’ont réagi mercredi à ces arguments.