Les Toulousains, mauvais dans le tri des emballages ménagers, vont devoir s'y mettre

COP 21 Toulouse Métropole et Eco-Emballages veulent augmenter de 30 % la collecte sélective du verre dans les trois ans qui viennent…

Béatrice Colin

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Au centre de tri sélectif de la mairie de Toulouse.
Au centre de tri sélectif de la mairie de Toulouse. — Frederic Scheiber/20 Minutes

Quand on parle de bac bleu à Toulouse, tout le monde ne sait pas de quoi il s’agit. Certains habitants du centre-ville n’ont pas ce container dans leur immeuble, qui leur permet de trier leurs ordures ménagères et de participer à la collecte sélective.

S’ils peuvent apporter leur tri sélectif dans des containers enterrés, cela freine parfois leurs ardeurs de militants contre le réchauffement climatique.

Tri sélectif : 13,3 kg de moins que la moyenne nationale

En 2014, chaque habitant de Toulouse Métropole a ainsi trié 32,6 kg d’emballages ménagers, soit 13,3 kg de moins que le reste de la France, et a amené 20 kg dans les récup’verre, soit 10 kg de moins que la moyenne nationale. Une tendance qui est loin de s’améliorer ces dernières années.

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Pour inverser la courbe et devenir exemplaire en matière de tri, Toulouse Métropole et Eco-Emballages ont décidé de mettre le paquet pour augmenter de 30 % le recyclage des emballages ménagers en verre d’ici trois ans.

 

Pour collecter 4.000 tonnes d’emballages de bouteilles et pots supplémentaires, 360 nouveaux points d’apport volontaire « verre », en plus des 1.200 existants, vont être installés en 2016 sur la Ville rose et une cinquantaine dans les communes de la Métropole.

L’année suivante, les habitants des communes d’Aigrefeuille, Beaupuy, Cugnaux, Drémil-Lafage, Flourens, Mondouzil, Mons, Pin-Balma, Quint-Fonsegrives et Saint-Orens vont devoir changer leurs habitudes. Au lieu de voir leurs bouteilles collectées devant leur porte, ils devront désormais les apporter dans une centaine de nouvelles colonnes de collecte.

« Contrairement aux a priori, l’apport volontaire peut être aussi performant que le porte-à-porte et il est 3 à 4 fois moins cher. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est retenu par plus de 90 % des collectivités du sud-ouest », assure Laure Poddevin, la directrice régionale d’Eco-Emballages.