Pour Imanol Harinordoquy, le Stade Toulousain doit «se poser beaucoup moins de questions»

RUGBY Le Stade Toulousain et son troisième ligne Imanol Harinordoquy se préparent à vivre une fin d’année 2015 trépidante…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Le troisième ligne du Stade Toulousain Imanol Harinordoquy avant le coup d'envoi du match de Coupe d'Europe contre Oyonnax, le 21 novembre 2015 au stade Ernest-Wallon de Toulouse.
Le troisième ligne du Stade Toulousain Imanol Harinordoquy avant le coup d'envoi du match de Coupe d'Europe contre Oyonnax, le 21 novembre 2015 au stade Ernest-Wallon de Toulouse. — P. Pavani / AFP

Ménagé samedi à Colombes lors de la défaite face au Racing 92 (28-13), Imanol Harinordoquy pourrait faire son retour samedi contre Oyonnax, en Top 14. Le premier volet d’une fin d’année épique pour le troisième ligne de 35 ans et le Stade Toulousain, avant la double confrontation décisive en Coupe d’Europe face aux Irlandais de l’Ulster, puis la réception de Toulon au Stadium en championnat.

Le Stade reste sur deux défaites et un succès peu convaincant contre Oyonnax (24-18) en Coupe d’Europe. Un coup de moins bien ?

Non. Il y a eu des hauts et des bas. Il y a eu aussi une période un peu compliquée avec ce qu’il s’est passé (les attentats de Paris et Saint-Denis). C’était difficile de débuter la Coupe d’Europe aux Saracens (défaite, 32-7). Maintenant, il va falloir se poser beaucoup moins de questions car on a une obligation de résultat. J’espère que cela va nous convenir. En début de saison, ça nous allait bien quand nous n’avions pas le choix. Nous ne sommes pas encore une équipe qui arrive à gérer le confort.

Vous allez devoir tout de même élever le niveau.

Si on joue moins bien et que l’on gagne, ça me va bien. On a besoin de se montrer plus efficaces, à marquer dans nos temps forts. Le ratio essais/occasions est déficitaire.

Samedi vous recevez Oyonnax en Top 14, deux semaines après avoir accueilli cette équipe en Coupe d’Europe. Vous attendez-vous au même type de match ?

Oui. C’est une équipe toujours très compliquée à manœuvrer, très agressive, très performante en conquête. Elle aime bien nous emmerder, pour parler crûment. On sait à quoi s’attendre vu qu’on les a reçus il n’y a pas longtemps. Au moins, on ne sera pas surpris.

 

Après la rude défaite d’Oyonnax à domicile contre Brive (9-34), samedi, craignez-vous de recevoir une équipe le dos au mur ?

Je me méfie toujours d’une bête blessée. La semaine ne va pas être évidente à vivre et à gérer pour eux. Je m’attends à une équipe remontée. Cela sera tout sauf un match facile.

Au fait, avez-vous vu Clermont – Toulon (9-35), samedi ?

Oui, c’est une victoire bien méritée pour Toulon. J’ai senti plein de fraîcheur, d’agressivité. Les Toulonnais ont pressé Clermont défensivement et ont fait une partie monstrueuse. Quand ils ont eu le ballon, ils ont joué debout, se sont fait des passes dans le contact, ils ont mis de la vitesse, ce qu’ils n’avaient pas trop réussi à faire depuis le début de saison. Quand ils jouent comme ça, c’est compliqué.

Cette saison encore, il faudra aller chercher le RCT ?

Oui. Après, est-ce que cette équipe jouera comme cela tous les week-ends ? Je n’en suis pas sûr. Nous aussi, quand on arrive à jouer ainsi, on devient plus durs à battre.

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Vous avez toujours dit que c’était votre dernière saison. Est-ce que le fait de terminer sur un titre vous obnubile ?

Plus la saison avance, plus j’y pense. J’espère qu’en championnat on restera en haut, pour nous ouvrir la voie des phases finales. On en est encore loin. Et en Coupe d’Europe, j’espère qu’on va prendre la mesure du challenge qui nous attend. On ne s’est pas rendu la tâche facile, mais il y a quelque chose de sympa à aller chercher.