Toulouse: Le TFC est relégable, le président Olivier Sadran plaide coupable

FOOTBALL Dans un entretien à « La Dépêche du Midi », le président du TFC Olivier Sadran assume ses responsabilités. Son équipe est 19e de Ligue 1…

N.S.

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Le président du Toulouse Football Club Olivier Sadran, accompagné de l'entraîneur Dominique Arribagé, lors de la conférence de presse de rentrée du club, le 29 juin 2015 au centre de formation du TFC.
Le président du Toulouse Football Club Olivier Sadran, accompagné de l'entraîneur Dominique Arribagé, lors de la conférence de presse de rentrée du club, le 29 juin 2015 au centre de formation du TFC. — Nicolas Stival / 20 Minutes

Formation, recrutement, assise défensive… Dans une interview à La Dépêche du Midi, réalisée jeudi mais publiée ce lundi, Olivier Sadran assume les erreurs qui ont mené le TFC à une catastrophique 19e place de Ligue 1.

« Le mal est profond », reconnaît le patron du club depuis 2001, avant le sursaut enregistré samedi contre Nice (2-0), qui n’a toutefois pas permis aux Violets de quitter cette avant-dernière position. « Il y a un club qui est vraiment dans la merde, lâche même Sadran. Une saison mauvaise comme ça, ça peut coûter des millions d’euros. »

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Pas question toutefois d’écarter l’entraîneur Dominique Arribagé et son staff, qui ont « la totale confiance » de leur patron. Pour Sadran, Toulouse a « loupé le virage de la formation » au tournant des années 2010. Mais le bon comportement des actuelles équipes de jeunes lui donne de l’espoir.

Finis les recrutements hasardeux en Europe de l’Est ?

Il annonce aussi une nouvelle politique de recrutement, après des années de fiascos, essentiellement venus d’Europe de l’Est : « On est allé recruter des joueurs entre deux et trois millions d’euros, pour finalement dépenser plus d’argent et avoir moins de qualité. » Furman, Grigore, Spajic, entre autres, si vous lisez ces lignes…

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Pour janvier, le TFC espère se séparer de joueurs peu utilisés (Moubandje, Ninkov, Aguilar ?) et vise un défenseur central ainsi qu'un gardien. Sauf si Alban Lafont confirme les promesses entrevues contre Nice, du haut de ses 16 ans et dix mois…