Le voyagiste Fram cédé à LBO France, déjà propriétaire de Promovacances

ECONOMIE Le tribunal de commerce a désigné LBO pour la reprise du voyagiste toulousain Fram. Le propriétaire de Karavel-Promovacances conservera 429 des 650 salariés…

Béatrice Colin

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Des personnes sortent d'une agence du voyagiste Fram, le 03 janvier 2004 à Toulouse
Des personnes sortent d'une agence du voyagiste Fram, le 03 janvier 2004 à Toulouse — Lionel Bonaventure AFP

« On a limité la casse ». Comme une dizaine de salariés de Fram présent dans la salle des pas perdus du tribunal de commerce de Toulouse, Jean-Luc s’est dit soulagé après la désignation du fonds LBO France pour la reprise du voyagiste toulousain.

Le tribunal de commerce de Toulouse a statué ce mercredi en faveur de l’offre de ce groupe qui possède déjà Karavel-Promovacances, spécialisé dans les ventes de voyages en ligne. Il préparait un plan de reprises depuis plusieurs mois et avait attendu le placement en redressement judiciaire de Fram, le 30 octobre, pour dévoiler ses intentions.

85% des effectifs salariés conservés

LBO France conservera 85 % des effectifs en CDI, soit 429 salariés sur 650 en France, ainsi que les personnes en CDD. Cette vente a été réalisée pour 10 millions d'euros.

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« On est content que ce soit LBO, ils s’intéressent à nous depuis un moment. Ils ne sont pas arrivés en promettant l’impossible. Quelqu’un qui dit qu’il veut reprendre des dettes, on ne peut pas y croire », a réagi une salariée en poste depuis trois décennies dans l’entreprise. Cette dernière fait référence à l’offre présentée à la dernière minute par DocteGestio, qui proposait un plan de continuation.

Le troisième en lice, le groupe NG Travel avait une offre de reprise moins intéressante en terme social et financier.

Interrogations sur le sort des salariés des filiales

« On laisse 77 personnes au bord du chemin, mais on a réussi à réduire ce nombre et nous sommes toujours en négociation. Nous espérons en tout cas que le repreneur tiendra ses engagements », a indiqué Laye Simakha, délégué syndical CGT et secrétaire général du comité d’entreprise.

Mais pour ce dernier, l’un des points à clarifier reste la situation des salariés des filiales à l’étranger, soit près de 700 personnes dont le sort n'a pas été abordé.