Olivier Corel, le 23 mars 2012 à Artigat, près de Toulouse
Olivier Corel, le 23 mars 2012 à Artigat, près de Toulouse — STR AFP

SECURITE

Etat d'urgence: Olivier Corel, «l'émir blanc», placé en garde à vue

L’Ariégeois considéré comme le « gourou » de la filière djihadiste toulousaine a été placé en garde à vue ce mardi, à l’issue d’une perquisition musclée…

Olivier Corel, 69 ans, a été placé en garde à vue ce mardi. Une perquisition commencée le matin à son domicile ariégeois a permis la saisie d' « un fusil de chasse classé catégorie D » (en vente libre ou soumise à enregistrement), selon ces sources proches de l’enquête. Une arme qu’Olivier Corel n’avait pas déclarée

Celui qui est surnommé l' « émir blanc » a côtoyé dans sa communauté ariégeoise des djihadistes comme Mohamed Merah, le tueur au scooter, ou encore Fabien Clain, l’homme qui a parlé dans la revendication audio des attentats du 13 novembre à Paris.

Déjà inquiété plusieurs fois par la justice

Mardi matin, la maison d’Olivier Corel, dans le petit village ariégeois d’Artigat, a été cernée par un énorme déploiement de forces de l’ordre dans le cadre d’une perquisition administrative visant les milieux islamistes. Les accès au bourg ont été bouclés.

>> Lire aussi : Qui est Olivier Corel, le « gourou » des djihadistes toulousains

Selon la préfecture de l’Ariège quatre perquisitions ont été menées ce mardi dans le secteur, aboutissant à six assignations à résidence e à la saisie de quatre armes, dont celle d’Olivier Corel.

Inquiété plusieurs fois par la justice, en 2009 quand la filière djihadiste toulousaine est tombée, puis en 2014 dans le cadre de l’affaire Merah, le Syrien n’a jamais été condamné.