Latifa Ibn Ziaten, mère d'une victime de Merah, primée par la Fondation Chirac

TERRORISME La mère d’Imad Ibn Ziaten, la première victime de Mohamed Merah, exhorte les parents «à éduquer les enfants, à leur montrer les valeurs»

Beatrice Colin

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Toulouse, le 6 décembre 2012. Latifa Ibn Ziaten, la mère d'Imad, la première victime de Merah.
Toulouse, le 6 décembre 2012. Latifa Ibn Ziaten, la mère d'Imad, la première victime de Merah. — Fred.Scheiber

Le soir des attaques terroristes à Paris, Latifa Ibn Ziaten était au Maroc. Elle était venue se recueillir sur la tombe de son fils, Imad, la première victime de Mohamed Merah. Et vendredi soir, elle a de nouveau été touchée, perdant un de ses amis, un restaurateur, dans l’attaque du Bataclan.

Cette nouvelle vague d’attentats a réveillé chez elle la douleur et l’a confortée dans le combat qu’elle mène depuis trois ans déjà : prévenir la radicalisation des jeunes en allant à leur rencontre.

Les attentats de ce vendredi 13 novembre qui ont été perpétré en France dans notre capitale, nous, Français de toutes…

Posté par Latifa Ibn Ziaten sur mercredi 18 novembre 2015

Pour l’action menée par l’association « Imad Ibn Ziaten pour la Jeunesse et la Paix » qu’elle a fondée un mois après l’assassinat de son fils, Latifa Ibn Ziaten a reçu ce jeudi « Le Prix pour la prévention des conflits » de la Fondation Chirac. Une cérémonie prévue bien avant les attentats.

>> A lire l’interview de Latifa Ibn Ziaten après les attentats contre Charlie Hebdo : « J’avais dit qu’il existait d’autres Merah et je ne me suis pas trompée »

« Aidez-moi à poursuivre mon combat »

« L’éducation c’est important, c’est la base. C’est à nous, parents, qui devons éduquer nos enfants, leur montrer les valeurs, d’aimer le pays où ils sont nés, c’est très important », a-t-elle déclaré lors de la remise du prix au Quai Branly. « Mon fils est mort debout, je reste debout. Je vous promets, je resterai toute ma vie à combattre, à passer un message de paix et de vivre ensemble », a-t-elle ajouté.

Elle a aussi demandé au Président de la République, présent lors de la cérémonie, a « l’aider dans son combat », elle qui « galère » depuis trois ans. Immédiatement, François Hollande s’est engagé à lui apporter son concours financier, ainsi qu’à « toutes les associations qui luttent contre la radicalisation ».