Christian Jeanpierre signe le livre «48 2/3», «un bouquin que les jeunes doivent lire»

LIVRE Christian Jeanpierre s’est lancé dans l’écriture. Le commentateur des matchs de l’équipe de France de football sur TF1 raconte douze personnalités qui lui servent de « boussoles » dans la vie…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Le journaliste Christian Jeanpierre, auteur du livre «48 2/3».
Le journaliste Christian Jeanpierre, auteur du livre «48 2/3». — 15Love/Meliatis

A 50 ans, Christian Jeanpierre vient de sortir son premier livre. Dans 48 2/3 (édition Les Arènes), le journaliste sportif de TF1 raconte douze destins d’amis ou connaissances, dans le domaine du sport, mais pas seulement. Le commentateur des Bleus du football, originaire de Toulouse, s’est confié mercredi soir lors d’une séquence de dédicaces dans une librairie de la Ville rose.

 

Pourquoi ce titre ?

Le titre a une vraie connotation régionale. Quand j’avais 15 ans, j’habitais à Toulouse. J’allais acheter mes chaussures de foot dans le magasin de sport que tenait Just Fontaine. Il n’y avait pas de « pompes » à ma taille, et il fallait que je les commande. Je voulais un titre clin d’œil, un peu étonnant. Je chausse du 48 2/3, mais par rapport à tous les gens dans le livre, je chausse du 2.

Et pourquoi avoir écrit cet ouvrage ?

J’en avais discuté avec Arsène (Wenger) l’année dernière, et je me suis dit que c’était le moment de raconter tous les gens que j’avais croisés. Je pouvais faire un truc bien plus fort que ma bio, qui n’intéresse pas grand monde.

Ce ne sont pas de simples portraits. Ils se sont énormément confiés. Et quand on met bout à bout tout ce qu’ils racontent, ce sont de vraies leçons de vie. Ce n’est pas qu’un bouquin de sport. C’est un bouquin que les jeunes doivent lire. Quand des mecs comme Wenger, Albaladejo ou Califano parlent, tu as envie de les écouter.

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Comment avez-vous sélectionné les douze personnes qui témoignent ?

Un matin, quand je prenais un café, je me suis demandé qui je pourrais raconter. J’ai sélectionné des gens. J’ai passé quelques coups de téléphone et ils étaient prêts à jouer le jeu. Il existait des bios de Bernard Laporte ou Bixente Lizarazu (absents du livre). Mais Arsène Wenger n’avait jamais parlé.

La richesse de ce bouquin, c’est les autres. Il n’y a aucun itinéraire droit, à l’eau de rose. C’est toujours des chemins cabossés avec de vrais choix de vie, des convictions. Ces temps-ci, c’est important.

Vous répétez que ce n’est pas qu’un livre de sport. Vous souhaitez vous démarquer de votre image de journaliste sportif ?

Pas du tout. Il y a le sport en toile de fond car c’est ma vie, je le revendique haut et fort, mais pas que ça. La vie du comte de Bouderbala pourrait inspirer Hollywood, comme celle de Kad Merad.

 

 

La préface est signée Jean-Jacques Goldman, que vous avez rencontré grâce aux Enfoirés.

Quand je me suis mis à écrire, je voulais être sûr de faire bonne route. Je lui ai envoyé quelques chapitres. Il a trouvé que c’était un travail honnête et a accepté de me faire cette préface magnifique, qui a un vrai sens à l’heure actuelle. Les mots sont choisis comme seul lui sait le faire. C’est une belle marque d’amitié. Je suis vraiment touché.