Attentats à Paris: Perquisitions administratives à Toulouse et en Ariège, une nouvelle interpellation

TERRORISME Le Raid et la gendarmerie procèdent à plusieurs perquisitions simultanées ce mercredi au Mirail, à Montréjeau et dans l’Ariège…

H.M. avec AFP

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Un véhicule de gendarmerie. Illustration
Un véhicule de gendarmerie. Illustration — V. WARTNER / 20 MINUTES

Il était 6 h du matin ce mercredi quand des équipes du Raid et des gendarmes ont démarré simultanément au moins six opérations de perquisition administrative dans la région : à Toulouse, dans le quartier du Mirail, à Montréjeau dans le sud de la Haute-Garonne, et dans l’Ariège. Les forces de l’ordre sont également intervenues à Colomiers où un père de famille, « d’environ 35 ans » d’après le parquet, a été interpellé et placé en garde à vue pour « non-justification de revenus ». Une autre personnes concernées par ces opérations a également été assignée à résidence dans la Haute-Garonne.

L’ombre des djihadistes toulousains

Ces perquisitions visent les milieux islamistes mais ne seraient pas directement liées à l’enquête sur les attentats. Les djihadistes toulousains ont cependant surgi mardi dans les événements avec l’authentification de la voix de Fabien Clain, originaire de la Ville rose, sur la revendication enregistrée des attaques terroristes à Paris. Ce vétéran du Djihad fréquentait, comme les frères Merah, le village d’Artigat, en Ariège.

>> Lire aussi : Qui est Fabien Clain, le djihadiste toulousain qui a revendiqué les attentats de Paris

C’est là que s’est structurée au début des années 2000 une filière djihadiste, autour d’Olivier Corel, un « gourou » surnommé « l’émir blanc ». Ce dernier ne serait cependant pas directement visé par les perquisitions de ce mercredi.

Trois nuits de perquisitions

Depuis l’instauration de l’état d’urgence de nombreuses perquisitions administratives ont eu lieu dans la région toulousaine. Il y en a eu une dizaine dans la nuit de dimanche à lundi, notamment dans le quartier du Mirail, aboutissant à cinq interpellations. Trois des suspects ont été relâchés, un autre devait être jugé en comparution immédiate pour détention de cannabis. Le cinquième a été écroué pour « détention de faux billets, d’armes prohibées et de stupéfiants ».

Dans la nuit de lundi à mardi, les opérations se sont déplacées aux Izards, dans les quartiers nord de Toulouse, dont la famille Merah est originaire. Un homme d’une trentaine d’années a été placé en garde à vue après la découverte d’un fusil à pompe.