Midi-Pyrénées: Une appli pour signaler les dégradations à la mairie

INNOVATION inCity permet de signaler les dégradations via votre smartphone et de constater leur prise en compte. Elle est testée dans la métropole...

Helene Menal

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Un nid de poule signalé à Toulouse via inCity. Lancer le diaporama
Un nid de poule signalé à Toulouse via inCity. — inCity - Orquasi

Un passage piéton improbable qui fonce dans un muret, des potelets arrachés, un jardin mal entretenu ou l’ampoule d’un lampadaire qui montre des faiblesses. Des tracas de la vie quotidienne qu’on remarque, qui font râler, mais pas au point de décrocher son téléphone ou d’envoyer un mail à la mairie.

Gratuit pour les habitants, très peu cher pour les collectivités

A moins, à moins qu’une appli smartphone, simple d’utilisation, permette en quelques secondes de transmettre un signalement géolocalisé puis de juger grâce à une notification de la réactivité des services concernés. C’est ce que fait inCity, téléchargeable gratuitement. L’application a été développée par l’Observatoire régional de la qualité de service des infrastructures (Orquasi).

« Nous sommes partis d’une étude de Science Po Toulouse qui montre notamment que les collectivités manquent d’informations sur l’état de leur patrimoine », explique Romain Geneste, chargé de mission à l’Orquasi. Depuis septembre, une petite dizaine de structures s’est portée candidates pour tester le système, comme Toulouse Métropole ou la commune du Séquestre, dans le Tarn.

« Quand on m’en a parlé, je me suis dit ce n’est pas pour nous, nous sommes trop petits, raconte Gérard Poujade (SE), le maire de ce bourg de 1.500 administrés. Et puis j’ai essayé moi-même en signalant un nid de frelon ou un panneau d’affichage sauvage. C’est très pratique. Pour un prix très intéressant ».

En fait, cela lui coûte 110 euros par un an, le prix de l’adhésion de la commune à l’Orquasi. Pour ce tarif, son secrétaire général de mairie reçoit tous les signalements sur son mail, tout comme le chef du service concerné.

En vedette, au Salon des maires

Pour l’instant, Gérard Poujade teste inCity avec son conseil municipal. « Nous allons ensuite en parler aux présidents d’associations pour prendre le pouls. Savoir notamment s’il n’y a pas un risque que cela soit perçu comme discriminant car, après tout, tout le monde ne possède pas un smartphone », précise le maire.

Si l’appli est une invention régionale, l’Orquasi a pris soin qu’elle soit activable sur tout le territoire national. Elle devait être présentée au Salon des Maires, le 18 novembre, mais celui-ci a été reporté. « Nous leur montrerons qu’inCity peut être aussi un véritable outil de gestion, indique Romain Geneste. La concentration des signalements sur une carte peut par exemple leur indiquer qu’il est temps de refaire telle ou telle chaussée ».