Toulouse: L'opéra «Carmen» au Zénith en mai, par et pour des néophytes

CULTURE L’association la Fabrique opéra va monter un « Carmen » accessible aux néophytes avec l’aide des lycées professionnels pour les décors et costumes…

H.M. avec AFP

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L'afficge de ce — La Fabrique Opéra

Un opéra de qualité mais sur la scène du Zénith, avec les lycées Bayard ou Roland-Garros pour les décors, le lycée Myriam pour les costumes ou encore le lycée Jasmin pour la coiffure. Et les étudiants de Toulouse business school pour la publicité. C’est le pari que va tenter du 3 au 9 mai à Toulouse la Fabrique opéra, en montant une version revisitée du Carmen de Georges Bizet.

Autour de 37 euros la place

Cette association, née en 2006 à Grenoble, monte des spectacles lyriques accessibles aux néophytes, en coopération avec des lycéens et étudiants, ont annoncé mardi les organisateurs.

Coprésidée par Jacques Attali, aussi grand mélomane, son objectif est double : former des jeunes en les associant à la production d’un opéra et ouvrir les portes de la scène lyrique en attirant un public jusqu’alors réfractaire, grâce notamment à un prix attractif. « Autour de 37 euros » pour le Carmen toulousain, soit environ la moitié d’une place classique à l’opéra.

« Tout ce qui a pu être mis dans les mains des apprenants l’a été »

Douze établissements d’enseignement et près de 400 élèves seront impliqués dans la réalisation cet opéra. « Tout ce qui a pu être mis dans les mains des apprenants l’a été », explique Stéphane Roche, le metteur en scène, un fidèle du Théâtre du Capitole à Toulouse. Le chœur sera par ailleurs composé pour moitié d’amateurs et quelques instruments à cordes seront confiés à des jeunes sortis du conservatoire.

« Carmen » parle aux jeunes

La formule a prouvé son efficacité. « Depuis les débuts à Grenoble, les lycées professionnels croulent sous les demandes alors qu’avant, c’était plutôt un choix par défaut », précise Chloë Nicolas-Grillard, présidente de La Fabrique Opéra Toulouse. Pour elle, le choix de « Carmen » participe lui aussi de l’objectif de démocratisation. « C’est le meilleur moyen d’enclencher la machine. C’est ce qu’il y a de plus efficace », estime-t-elle.

16.000 spectateurs en tout sont espérés pour les quatre représentations toulousaines.