L'ex-ennemi public n°1 réapparaît dans deux braquages en Haute-Garonne

JUSTICE Condamné deux fois à perpétuité, Lionel Cardon a été arrêté le 22 octobre par les gendarmes. Ils le soupçonnent de deux braquages avec séquestration commis cet été en Haute-Garonne...

Helene Menal

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Les hommes du GIGN. Illustration.
Les hommes du GIGN. Illustration. — Niko - Sipa

Il avait changé d’identité et refait sa vie. Le 22 octobre, les hommes du GIGN ont débarqué dans la banlieue de Nice, avec les gendarmes de la Section de recherches Midi-Pyrénées, pour arrêter Lionel Cardon. Une vieille connaissance.

Condamné deux fois à perpétuité

Le boxeur, âgé aujourd’hui de 57 ans, a été condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité. Pour avoir, en 1986,  tué un médecin et son épouse à Pessac (Gironde), puis abattu un motard de la police le mois suivant durant sa cavale. Il était alors surnommé le « tueur au foulard blanc ».

Lionel Cardon a vécu à l’ombre pendant 33 ans et terminé sa peine en 2012, en semi-liberté à  la maison d’arrêt de Seysses, près de Toulouse. Il a ensuite bénéficié en 2013 d’une liberté conditionnelle qu’il n’a pas respectée. D’abord en ne se présentant pas chez le juge chargé de son suivi, ce qui a entraîné l'émission d'un mandat d'arrêt à son encontre. Ensuite parce qu’il est soupçonné par les gendarmes toulousains d'être l'auteur de deux braquages avec séquestrations commis au mois d’août 2015, tout près de son dernier lieu de détention.

Un bijoutier et une postière agressés

Le premier a eu lieu le 2 août à Muret. Un bijoutier a été tiré de son sommeil par un homme armé portant cagoule et traîné jusqu’à sa boutique pour ouvrir le coffre.

Même scénario trois semaines plus tard pour une postière agressée chez elle et conduite sur son lieu de travail « C’est une preuve technique qui nous a permis de faire le lien ente Lionel Cardon et les deux braquages », une trace retrouvée sur la scène de crime, indique un enquêteur de la gendarmerie, confirmant l’information parue ce mardi matin dans La Dépêche du Midi. « Le plus dur a été ensuite de le localiser », poursuit-il.

Dans le refuge niçois de Lionel Cardon, les gendarmes toulousains ont retrouvé de faux papiers et une arme de poing, « vraisemblablement celle utilisée à Muret et Seysses ». Et Lionel Cardon est retourné là où il a déjà passé une bonne partie de sa vie. En cellule.