Toulouse: Les «experts» de la police scientifique raccrochent les gants

SOCIETE Les spécialistes de la police scientifique manifestent ce mardi. Ils ne veulent plus être traités comme des policiers de seconde zone…

Hélène Menal

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Un technicien de la police scientifique devant une bijouterie braquée. Archives
Un technicien de la police scientifique devant une bijouterie braquée. Archives — SEBASTIEN ORTOLA

Pas de relevé papillaire, pas d’analyse ADN ce mardi. Les techniciens de la police scientifiques délaissent leurs laboratoires et descendent dans la rue. A Toulouse, où 250 « experts » enquêtent, « tous les services sont fermés » la manifestation a lieu en fin de matinée devant le commissariat central.

Pas envie d’être armés

Leurs doléances sont nationales. « Nous revendiquons le même statut que les policiers actifs, puisque nous allons sur le terrain et assurons des astreintes », indique Eric Mora, le secrétaire régional du Syndicat national des personnels de police scientifique (SNPPS). Or, quand sonne l’heure de la retraite, ces spécialistes sont considérés comme des fonctionnaires classiques, « sédentaires », ils partent plus tard que leurs collègues sans blouse blanche.

Le ministère de l’Intérieur suggère des évolutions de statut mais aussi des contreparties. « Il nous propose d’être armés pour que nous puissions sortir sans être accompagnés d’un officier de police judiciaire, indique Eric Mora mais on n’a pas fait le choix de rentrer dans la police scientifique pour avoir une arme ».