Toulouse: Dépôt de bilan confirmé chez le voyagiste Fram

ECONOMIE A l’issue d’un comité central d’entreprise, la direction a indiqué aux salariés qu’elle allait déposer une déclaration de cessation de paiement…

Béatrice Colin

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Thouraya Ferchichi, représentante CFDT chez Fram à l'issue du comité d'entreprise extraordinaire, jeudi 29 octobre.
Thouraya Ferchichi, représentante CFDT chez Fram à l'issue du comité d'entreprise extraordinaire, jeudi 29 octobre. — H. Menal / 20 Minutes

Comme prévu, la direction du voyagiste toulousain Fram a confirmé ce jeudi matin lors d’un comité d’entreprise extraordinaire qu’elle allait déposer une déclaration de cessation de paiement. Ce dépôt de bilan, annoncé en début de semaine, devra être entériné par le tribunal de commerce de la Ville rose. L’audience devrait se tenir très rapidement selon les représentants du personnel.

C’était l’un des vœux de la direction de FRAM. « Le Groupe FRAM a ainsi sollicité auprès du tribunal de commerce de Toulouse, l’ouverture d’une procédure collective technique qui devrait permettre à la fois de la continuité de l’activité de l’entreprise mais également d’en faciliter sa reprise dans des délais succincts », indique-t-elle dans un communiqué.

77 % des effectifs conservés par le repreneur

Cette procédure pourrait faciliter la reprise de l’entreprise toulousaine par le groupe Français Karaval-Promovacances, seul candidat encore en lice après le retrait du conglomérat chinois HNA la semaine dernière.

Détenu à 76 % par le fonds d’investissement LBO France, ce dernier a affirmé jeudi qu’il proposait de conserver « 77 % des effectifs actuels », soit 630 salariés au 25 octobre.

Difficultés financières

« Nous espérons que ce voyage de Fram ne sera pas une destination finale, mais une escale », a insisté Thouraya Ferchichi, porte-parole du comité d’entreprise et représentante syndicale CFDT. Cette dernière a indiqué que les représentants du personnel n’avaient pas eu plus d’informations sur le repreneur et ses éventuelles décisions concernant l’emploi

« Karavel est dans la course. C’est au tribunal de décider. En tant que salariés nous espérons un repreneur, peu importe, et que ce soit un repreneur qui ait des inquiétudes sociales et pas des inquiétudes économiques », a poursuivi cette représentante du personnel.

Confronté à d’importantes difficultés financières, dues en partie au Printemps arabe et à la concurrence de la vente en ligne, Fram, créé en 1949, a aussi souffert selon certains salariés du duel fratricide qui a opposé ces dernières années les deux actionnaires majoritaires : Georges Colson et sa demi-sœur Marie-Christine Chaubet.