Une start-up toulousaine transforme les SMS en roman des temps modernes

INSOLITE Créée il y a un an par cinq jeunes Toulousains, la petite entreprise édite en livres les échanges de SMS et se développe à l’étranger…  

Béatrice Colin

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Les échanges de SMS peuvent désormais se transformer en livre.
Les échanges de SMS peuvent désormais se transformer en livre. — Monlivresms

Aujourd’hui les échanges épistolaires entre amoureux transis ne sont plus au courrier du matin. Le SMS a largement supplanté la lettre parfumée. Un changement dans l’air du temps que des jeunes Toulousains ont su flairer il y a un an en créant leur start-up : MonLivreSms.

Pour ceux qui veulent garder une trace de leurs échanges, ils impriment sous forme de livre leurs courts textes de quelques caractères, à partir de 9,95 euros les 1.000 SMS.

Développement en Italie et Angleterre

« Souvent ce sont des gens qui veulent conserver une trace de leurs messages, parfois enflammés, qui s’offrent ce livre à l’occasion d’un mariage, de Noël. Cela reste un souvenir, comme on a pu le voir avec les albums photos », explique Patrice Rumeau, l’un des cinq créateurs du concept qui va se développer dans les prochains jours en Italie et en Angleterre.

Depuis leur lancement il y a un an, ils ont imprimé 1.500 livres. Avec des records comme celui de 70.000 SMS échangés. « Aujourd’hui, les textos font partie de notre quotidien, les personnes sont attachées à ces souvenirs. Et puis un téléphone ça se casse, ça se perd », poursuit le jeune homme. Un moyen donc pour conserver aussi ses photos et ses émoticônes du moment.

Les souvenirs 2.0

Après avoir échangé 3.000 SMS avec son conjoint, en voyage à l’autre bout de la Terre, Véronique a décidé d’éditer leurs échanges pour ses enfants. Au milieu de ces textos, ils ont pu voir la demande de mariage de leur père à leur mère.

« Il m’a fait sa demande à des milliers de kilomètres, on a décidé de se marier à Los Angeles et je savais que mes enfants n’assisteraient pas à la cérémonie. Ce livre, ils ont trouvé ça génial », raconte cette quadragénaire résidant à Barcarès, dans les Pyrénées-Orientales.

Cet ouvrage 2.0, elle l’a fait lire à ses parents et beaux-parents, et « ce bel objet » trône dans leur salon. « C’est aussi un moyen de montrer qu’on était aussi branchés quand nos petits enfants le liront », poursuit Véronique. Et contrairement aux idées, ceux qui commandent ce livre à compte d’auteurs ont plus souvent la quarantaine que 25 ans. Comme quoi.