TFC: «Je prends ce qui m’arrive avec pas mal de recul», assure Ali Ahamada

FOOTBALL De nouveau titulaire, le gardien toulousain jouera samedi contre Angers, en Ligue 1. Il évoque les nombreux soubresauts dans sa carrière en restant « très serein »…

Nicolas Stival

— 

Ali Ahamada, le gardien du TFC, lors du match de Ligue 1 contre Monaco, le 5 décembre 2014 au Stadium de Toulouse.
Ali Ahamada, le gardien du TFC, lors du match de Ligue 1 contre Monaco, le 5 décembre 2014 au Stadium de Toulouse. — F. Lancelot / Sipa

Les louanges et les moqueries. La lumière et l’ombre. A 24 ans et après 128 matchs de Ligue 1, Ali Ahamada a sans doute déjà connu davantage de soubresauts dans sa carrière que beaucoup de trentenaires en fin de parcours.

Repoussé sur le banc en début de saison par l’arrivée de Mauro Goicoechea, le gardien toulousain a profité de la blessure de l’Uruguayen pour (res) sortir du banc. Samedi contre Angers, au Stadium, il enchaînera un deuxième match d’affilée, après le nul au Gazélec Ajaccio (2-2).

« L’occasion s’est présentée, l’entraîneur [Dominique Arribagé] m’a demandé si j’étais prêt, explique Ahamada. Cela s’est fait naturellement. » Le tout est prononcé calmement, dans un sourire. « Je prends ce qui m’arrive avec pas mal de recul, que ce soit positif ou négatif, développe-t-il. J’ai une faculté d’analyse. Je suis quelqu’un de très serein, qui ne se prend pas la tête et qui réfléchit beaucoup. »

Un nouvel entraîneur apprécié

La preuve ? Les nombreuses critiques dans la presse ou sur les réseaux sociaux après quelques erreurs monumentales ne le touchent pas, assure-t-il. « Je ne m’attarde pas spécialement là-dessus. Ce n’est jamais plaisant d’entendre des choses négatives mais cela permet de se remettre constamment en cause. »

Ahamada préfère saluer le rôle prépondérant du nouvel entraîneur des gardiens du TFC, André Biancarelli, dans « les progrès » soulignés par Arribagé. « Dans son discours de tous les jours, "Dédé" nous impose de donner de l’assurance à nos coéquipiers », glisse le Franco-Comorien.

Cela tombe bien, puisque dans le système toulousain, « un gardien doit être entreprenant et ne pas subir les choses », selon Ahamada. « Il faut être maître de sa surface, plus engagé, plus méchant. » Et surtout prendre moins de buts (15 encaissés en neuf journées), pour que le 17e de Ligue 1 arrache enfin une autre victoire en championnat, plus de deux mois après la première, le 9 août contre Saint-Etienne (2-1).

Il n’a jamais pensé à partir

« Vu notre position, il faut prendre des points, admet le natif de Martigues, pourtant pas plus inquiet que ça. Contrairement à l’an passé, nous avons cette saison des arguments qui donnent de l’espoir. Dans le jeu, on se fait rarement bouger, à part à Rennes (3-1). »

A propos de « bouger », Ahamada le certifie. Il n’a jamais songé à quitter Toulouse lorsqu’il était sur le banc : « Je m’étais réengagé avec le club, c’était important de continuer à travailler ici et à progresser. » Le gardien a prolongé en décembre dernier jusqu’en juin 2018. D’ici là, la carrière d’Ahamada aura sans doute connu d’autres chapitres.