Toulouse: L'AéroTram (quasiment) paré au décollage

TRANSPORTS Les Toulousains pourront donner leur avis sur ce téléphérique urbain avant la décision finale qui sera prise le 9 décembre…

Hélène Ménal

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Le téléphérique urbain de Barcelone.
Le téléphérique urbain de Barcelone. — Superstock - Sipa

La perspective de se « téléporter » à Toulouse tient de moins en moins de la science-fiction. Mercredi, les élus de Tisséo-SMTC ont franchi une nouvelle étape en validant un projet affiné pour le fameux AéroTram qui doit relier le CHU de Rangueil à l’Oncopole, via l’université Paul-Sabatier, en survolant les coteaux de Pech-David et la Garonne.

Le fuseau de passage prévu pour l'AéroTram. - Tisséo
 

« J’avoue que j’étais dubitatif à mon arrivée, notamment sur le ratio coût/voyageurs transportés, quand j’ai trouvé un projet estimé à 80 millions d’euros avec des stations surréalistes, reconnaît Jean-Michel Lattes (UDI), le président du SMTC. Mais j’ai basculé. » Parmi les raisons de sa conversion, un coût revu à la baisse : la fourchette est désormais ramenée entre 41,4 et 60,2 millions d’euros selon le système technique retenu, monocâble ou tri-câble.

Surtout, l’AéroTram est maintenant considéré comme un maillon de la « ceinture sud » du réseau, avec deux extensions possibles, à l’est vers Montaudran, à l’ouest vers Basso-Cambo.

Un trajet de 10 minutes

Le projet voté mercredi comporte par ailleurs des stations plus sobres (peut-être à flanc de colline concernant le CHU). Il permettrait de faire le voyage en dix minutes, contre 45 aujourd’hui en transport en commun et aurait la cadence d’un métro. Si la décision est prise le 9 décembre comme prévu, le tram aérien pourrait être mis en service en 2020.

Mais avant, Tisséo a décidé de prendre le pouls de la population. Une concertation publique se déroule du 2 au 20 novembre, à travers trois réunions publiques et le site mieux bouger.fr

Projets en concurrence

Sur l’échiquier politique de Tisséo, personne ne s’oppose frontalement au projet. Mais les «sicovaliens» comme Arnaud Lafon (MoDem) ou Henri Arévalo (EELV), ou encore la maire de Colomiers, Karine Traval-Michelet (PS), aimeraient avoir une «visibilité» sur la réalisation du prolongement du métro vers Labège (PLB) avant de donner le feu vert à un tel investissement.