Martin Braithwaite taclé par le milieu de terrain portugais Joao Moutinho lors du match de qualifications à l'Euro 2016, le 8 octobre à Braga.
Martin Braithwaite taclé par le milieu de terrain portugais Joao Moutinho lors du match de qualifications à l'Euro 2016, le 8 octobre à Braga. — Paulo Duarte/AP/SIPA

FOOTBALL

Incontournable au TFC, le Danois Martin Braithwaite pas encore prophète en son pays

Titulaire lors du dernier match du Danemark contre la France, l’attaquant de Toulouse n’a pourtant pas le même statut en sélection qu’en club…

Et deux qui font onze. Jeudi au Portugal puis dimanche contre la France (défaites 1-0 et 1-2), Martin Braithwaite a fêté, comme titulaire, ses dixième et onzième sélections avec le Danemark (pour un but inscrit).

« Il a été l’un des très rares à bien jouer, juge Morten Crone Sejersbøl, journaliste au quotidien danois BT. Mais il est toujours à mi-chemin entre le banc des remplaçants et le onze de départ. »

Titulaire indiscutable en club, le jeune attaquant de 24 ans réussit un bon début de saison malgré la période de marasme que traverse le TFC, 17e de L1. En neuf journées, il a déjà inscrit cinq buts.

Il manque de lucidité à la conclusion

Seuls Cavani, Batshuayi et Ben Arfa ont fait mieux, avec six réalisations chacun. Utilisé en pointe chez les Violets, Braithwaite évolue plutôt sur le flanc droit en sélection, où son parcours a débuté en juin 2013, juste avant son transfert d’Esbjerg (L1 danoise) à Toulouse.

« Nicklas Bendtner (Wolfsbourg) est toujours l’avant-centre préféré du sélectionneur Morten Olsen, reprend le journaliste danois. Il y a une grosse concurrence derrière lui avec Krohn-Dehli (FC Séville), Eriksen (Tottenham), Poulsen (Red Bull Leipzig), Sisto (FC Midtjylland), Vibe (Brentford), Jørgensen (FC Copenhague)… » Et, donc, Braithwaite, dont la vitesse et l’inlassable activité ne lui ont pas encore permis de supplanter le plus solide, mais très controversé, Bendtner.

Un problème de réalisme, peut-être ? « Martin pourrait être meilleur buteur du championnat », remarquait fin septembre Dominique Arribagé, l'entraîneur du TFC, du fait des nombreuses occasions ratées par son attaquant. Extrêmement généreux, jamais le dernier à défendre, le chevelu scandinave paie parfois ses efforts et manque de lucidité au moment de conclure.

«La Ligue 1 n’est pas très populaire ici»

Pour devenir prophète en son pays, Braithwaite devra peut-être quitter la France. « Ce n’est pas une grande star au Danemark, remarque Morten Crone Sejersbøl. La Ligue 1 n’est pas très populaire ici. Même s’il joue bien et marque beaucoup de buts, ses performances passent un peu inaperçues. »

Cet anonymat relatif ne devrait toutefois pas priver Braithwaite d’une convocation pour les barrages de l’Euro 2016, mi-novembre.