Toulouse: Grâce à un iPhone, tout le monde peut mesurer la pollution atmosphérique

SCIENCES Les Toulousains peuvent participer à une campagne de mesure des particules émises par diverses sources de pollution…  

Béatrice Colin
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Doté d'un accessoire et d'un appli, le iPhone peut se transformer en capteur de particules atmosphériques.
Doté d'un accessoire et d'un appli, le iPhone peut se transformer en capteur de particules atmosphériques. — B. Colin / 20 Minutes

Elles sont partout mais on n’arrive jamais à les voir. Et pourtant, les particules atmosphériques, issues des pots d’échappement des véhicules diesel ou des cheminées, font partie de notre quotidien.

Campagne européenne

Grâce à l’appareil photo de leur iPhone, les Toulousains vont pouvoir désormais mesurer cette pollution et participer à une grande campagne européenne de collecte d’informations.

 

Lancé aux Pays-Bas il y a deux ans, le projet iSPEX-EU est relayé pour la première fois en France par des laboratoires toulousains. Grâce à un petit accessoire emboîté sur leur iPhone 4 ou 5, les volontaires transforment leur téléphone en véritable capteur optique permettant de mesurer ces aérosols.

Complémentaires des données satellitaires

L’Observatoire Midi-Pyrénées a été sollicité par les scientifiques néerlandais pour distribuer ces petits capteurs et élargir ainsi le spectre des mesures déjà réalisées par des citoyens lambda en Grèce, à Londres ou encore en Italie.

Toutes ces données permettent de compléter le réseau de surveillance terrestre et satellitaire de ces particules et d’approfondir les connaissances sur leur rôle sur le climat ou la qualité de l’air.

« A chaque fois que la personne voit un ciel bleu, elle se met dos au soleil et peut faire sa mesure, bras tendu vers le zénith, selon plusieurs angles. Puis, grâce à l’application combinée au capteur, les relevés sont envoyés aux Pays-Bas », indique Arturo Lopez Ariste de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie, l’un des relais toulousains de l’opération.

500 capteurs diffusés à Toulouse et ses environs

Près de 500 capteurs ont été reçus à l’Observatoire Midi-Pyrénées, qui en a déjà distribué à des chercheurs du Cnes, des professeurs de lycée ou encore des associations environnementales et continue à les mettre à disposition du grand public.

L’antenne régionale de France Nature Environnement a ainsi hérité d’une cinquantaine de capteurs qu’elle met à la disposition des débusqueurs de pollution en herbe. « Nous avons déjà travaillé sur les sciences participatives et nous trouvons intéressant que le grand public s’approprie ces questions », plaide Marie-Laure Cambus, sa directrice.

Alors, prêts à cliquer pour mettre ces aérosols en boîte ?