TFC: Le Gazélec Ajaccio n'a «jamais accepté de mourir sans lutter», lâche son directeur sportif

FOOTBALL Le promu corse et son directeur sportif Christophe Ettori reçoivent Toulouse, samedi en Ligue 1…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Des supporters du GFC Ajaccio lors du match de Ligue 1 contre Angers au stade Ange-Casanova, le 22 août 2015.
Des supporters du GFC Ajaccio lors du match de Ligue 1 contre Angers au stade Ange-Casanova, le 22 août 2015. — P. Pochard-Casabianca / AFP

Formé à Toulouse, l’ancien milieu ou défenseur Christophe Ettori (38 ans) occupe aujourd’hui la fonction de directeur sportif du GFC (ou Gazélec) Ajaccio. Le duel samedi en Corse entre la lanterne rouge de Ligue 1 et le 16e vaudra cher…

Vous attendiez-vous à un début de championnat aussi difficile ?

Sincèrement, oui. On savait très bien que la Ligue 1 laissait beaucoup moins de place aux surprises que les autres championnats. Bien sûr, nous espérions avoir davantage de points. Cela s’est d’ailleurs joué à pas grand-chose sur certains matchs. Mais les détails sont très importants en L1, et nous n’avons pas été bons sur ces détails.

Tous les observateurs vous voient redescendre en L2. Cela constitue-t-il une motivation supplémentaire ?

Cela doit être le cas. Même si ça a toujours fait partie de notre quotidien : dans chaque division où nous avons évolué, nous avions le plus petit budget. Cela doit nous donner envie de montrer qu’on peut réussir certaines choses avec moins d’argent.

Toulouse est dans une situation délicate. C’est l’adversaire idéal pour remporter votre première victoire en L1 ?

Peu importe l’adversaire. Nous avons mis du temps à marquer notre premier but en L1, puis nous l’avons fait. Pareil lorsqu’il s’est agi d’inscrire notre premier point. Maintenant, il faut gagner. Bien sûr, Toulouse pouvait espérer un meilleur début de championnat. Mais nous avons déjà assez de travail à faire sur nous-mêmes avant de regarder les problèmes des autres.

Vous sortez d’une mauvaise prestation à Caen (défaite, 2-0). Est-ce que ça a chauffé cette semaine ?

Il était important de remettre les choses au clair par rapport à certains comportements qui nous semblaient défaillants. Donner un coup de gueule, ça fait toujours du bien. Nous n’avons jamais accepté de mourir sans lutter. Nous, staff et dirigeants, avons pris un coup sur la tête car nous restions sur une série de matchs intéressants contre Lille, Monaco ou Rennes, même s’il n’y a pas eu beaucoup de points au bout. Mais bon, un coup d’arrêt, c’est fait pour repartir.

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Allez-vous vous inspirer de Bastia, qui a mis tout de suite le TFC sous pression samedi ?

Chacun a sa méthode. Bastia, c’est Bastia. C’est un club très méritant qui arrive à lutter dans l’élite avec ses armes. On doit lui tirer un coup de chapeau mais chaque club a sa spécificité, même si nous entretenons de très bons rapports.

Comment jugez-vous Issiaga Sylla, que le TFC vous a prêté cet été ?

Il fait partie des bonnes surprises pour notre public. Mais Thierry (Laurey, l’entraîneur), Gérard Batlles, notre recruteur installé à Toulouse, et moi savions qu’il avait le potentiel pour lutter en Ligue 1, même s’il est encore jeune. C’est un garçon dont nous sommes très contents.

Jouer le TFC, cela doit être particulier pour vous, formé à Toulouse ?

C’était il y a longtemps. Je suis arrivé en 1995 et j’y suis resté quatre ans. Le club n’était pas du tout ce qu’il est devenu. Aujourd’hui, il y a de très bonnes structures. Le TFC travaille bien, même si les résultats sportifs peuvent varier d’une année sur l’autre. Il y avait déjà Dominique Arribagé qui évoluait en pro et puis l’inamovible Jacqui Teulières (l’intendant).

Je suis parti (à Cannes) car on ne m’a pas proposé de contrat professionnel mais je conserve un très bon souvenir du club et de la ville. C’est là où j’ai appris mon métier avec Gérard Batlles et Jean-Luc Ruty comme entraîneurs. D’ailleurs, je garde parmi mes meilleurs amis un Toulousain que j’ai connu au centre de formation, Frédéric Fernandez.