Montauban: Les frais de justice de la maire pris en charge par la mairie, l’opposition s’insurge

POLITIQUE Brigitte Barèges est mise en examen pour détournement de fonds publics…

N.S. avec AFP

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Brigitte Barèges, la maire de Montauban.
Brigitte Barèges, la maire de Montauban. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Effervescence au conseil municipal de Montauban. L’opposition est vent debout contre l’adoption mardi d’une délibération autorisant la prise en charge par la mairie des frais de justice de la maire, Brigitte Barèges (Les Républicains), mise en examen pour détournement de fonds publics.

La maire de Montauban a été mise en examen

Les 35 membres de la majorité municipale ont voté à l’unanimité pour la « protection fonctionnelle » de la maire, alors que les dix élus d’opposition (huit de gauche et deux du Front national) ont voté contre.

 

Dans le détail, Brigitte Barèges est soupçonnée d’avoir rémunéré sur les fonds de la collectivité son ancien chargé de communication et ex-directeur de campagne pour les municipales de 2014, Jean-Paul Fourment, afin qu’il écrive des articles favorables dans Le Petit Journal, un hebdomadaire local.

« On voit qu’il n’y a plus de limite, elle se croit capable de tout », a réagi l’élu communiste Rodolphe Portoles. Pour la députée socialiste et conseillère municipale de Montauban Valérie Rabault, le régime de protection garanti par la loi pour les élus locaux ne s’applique pas dans le cas de Brigitte Barèges, mais « par exemple si vous construisez un manège et qu’un enfant se blesse ».

Selon le portail public consacré aux collectivités, un élu local bénéficie d’un régime de protection en cas de poursuites (civiles ou pénales) « pour des faits se rattachant à l’exercice de ses fonctions ou lorsque sa gestion est contrôlée par la chambre régionale des comptes ».

Brigitte Barèges parle de « complot politique »

La maire dénonce un « complot politique » alors que son premier adjoint LR assure que ce type de demande est fait « de manière régulière par les élus dans certains cas et situations ». « Elle est attaquée en tant que maire pour avoir embauché un chargé de communication, c’est donc en tant que maire de Montauban qu’elle a été mise en cause, elle a donc droit à cette protection fonctionnelle », complète Pierre-Antoine Levi.