Toulouse: D'un quartier à l'autre, le grand écart des prix dans l'immobilier

SALON Après des mois de crise, le salon de l'immobilier s'ouvre ce vendredi dans un contexte de légère reprise des ventes....

Béatrice Colin

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Illustration. Toulouse vue d'en haut depuis le quartier st cyprien. centre ville de toulouse.
Illustration. Toulouse vue d'en haut depuis le quartier st cyprien. centre ville de toulouse. — Alexandre GELEBART/REA

Les bonnes affaires sont encore possibles pour ceux qui veulent investir dans la pierre, les taux d’emprunt sont toujours bas et les prix de vente n’ont toujours pas repris l’ascenseur. C’est dans ce contexte que s’ouvre le salon de l’immobilier toulousain, ce vendredi au Parc des expositions.

Pour savoir où l’on met les pieds, et connaître les tendances du marché, la Chambre des notaires de Haute-Garonne publie ce mardi les chiffres des ventes réalisées sur le département, entre le 1er juillet 2014 et le 30 juin 2015.

Après des années de disette, le nombre de ventes est à nouveau en augmentation (+21% pour les appartements neufs), et les prix sont plutôt stables dans le département (+0,3%). Avec de fortes disparités selon les quartiers toulousains.

De 1.210 € à 4.040 € le m2 pour un appartement à Toulouse

La Ville rose concentre 80 % des ventes d’appartements du département, et on y trouve toutes les gammes de prix. Les beaux quartiers comme Saint-Georges (4.040 € en moyenne le m2), Saint-Etienne (3.930 €) ou les Carmes (3.860 €) sont loin de connaître la crise et enregistrent encore des augmentations de prix.

 

Prix des appartements dans l’ancien par quartier, à Toulouse.
- Notaires de France - BDD Perval

 

Ce qui n’est pas le cas de Saint-Cyprien qui enregistre une baisse de 7,2 %. « Même si le prix au m2 reste au-dessus des 3.000 euros, la baisse se confirme pour ce quartier qui avait atteint les niveaux de prix du centre-ville », relève Philippe Pailhes de la chambre des notaires. Par contre, celui des Arènes reprend du poil de la bête avec un +21,6 %, « et un rattrapage de fin de travaux du tramway », poursuit le spécialiste.

Par contre, les quartiers populaires souffrent de plus en plus d’un manque de demandes, avec des prix en chute, comme les Izards qui enregistrent une chute de 7,9 % de ses prix, avec un m2 à 1.890 €.

Des maisons au juste prix

Il y a des ventes inabordables, comme cette maison de 200 m2 de la rue du Japon, vendue 1,575 million d’euros ou encore cette villa de la très recherchée Côte Pavée cédée à 1 million d’euros. Mais en moyenne, pour se payer un toit à soi dans la Ville rose il faut débourser 300.000 euros, soit trois fois plus qu’à Saint-Gaudens.

« Les ventes ont repris mais les gens sont plus raisonnables et les budgets plus serrés. Aujourd’hui, en attendant dix ans, on peut espérer faire une plus-value de 16,8 % en Haute-Garonne », rappelle Frédéric Giral de la Chambre des notaires.

Ce qui n’est pas valable partout. A Ramonville-Saint-Agne, où s’installent de nombreux cadres supérieurs du spatial, le prix de vente moyen d’une maison atteint 345.000 euros (+11,3 % en un an), juste derrière Balma (349.500 euros) sur le podium et devant Pibrac (308.200 euros)