L'aide publique s'appelle reviens

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Un total de 3,87 millions d'euros. C'est le montant que devra verser l'entreprise Storagetek à la ville de Toulouse. Lors du conseil municipal de vendredi, les élus ont voté l'application de pénalités financières à l'encontre de cette société spécialisée dans le stockage de données informatiques. Elle avait bénéficié d'aides publiques pour son installation sur la commune en échange de créations d'emplois. En 1993, la ville, le conseil général et le conseil régional signent un contrat avec cette entreprise, aujourd'hui intégrée au groupe Sun. Le document stipule qu'ils mettent à sa disposition un ensemble immobilier avenue Eisenhower et qu'ils lui accordent des subventions. En échange, sept ans après la mise en service de l'usine, prévue pour 1995, Storagetek doit avoir créé 470 emplois. En 2002, moins de la moitié des effectifs avaient été recrutés. Toutes collectivités confondues, le montant des aides s'élevait à 7,31 millions d'euros.

Grâce aux diverses taxes, notamment professionnelles, et aux pénalités financières escomptées, les collectivités devraient finalement sortir bénéficiaires de cette opération, avec un solde de 2,5 millions d'euros. « Il n'y aura pas de déperdition de l'argent du contribuable dans cette opération, c'est important », se félicite le maire, Jean-Luc Moudenc.

taxes Au total, six millions d'euros ont été perçus depuis dix ans par les collectivités, notamment au titre de la taxe professionnelle.