Un projet capital qui fait son chemin

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En route pour la victoire. Vendredi, l'ensemble des partenaires institutionnels ont lancé officiellement la candidature de Toulouse au titre de capitale européenne de la culture en 2013*. Un coup d'envoi donné en signant une charte dans laquelle ils s'engagent à s'investir pour obtenir le label, véritable sésame artistique et économique. Car l'enjeu est de taille. La ville, l'agglomération, le département et la région ont en tête les retombées de Lille 2004 et ses 2 500 manifestations dispatchées sur 193 communes.

« La métropole lilloise a reçu 9 millions de visiteurs, enregistré une hausse de sa fréquentation de 30 % et l'emploi y a progressé de 5,5 % », énumère Hélène Breton, vice-présidente du conseil régional en charge de la Culture. Pour parvenir à être retenue parmi les trois villes présélectionnées en novembre, les responsables de la candidature ont choisi de travailler autour de la thématique des chemins. « Toulouse est au coeur des chemins qui la lient au monde, comme ceux de l'aéropostale ou encore celui de Saint-Jacques-de-Compostelle », argumente Olivier Poivre d'Arvor, commissaire général de Toulouse 2013.

Au total, trente chemins seront proposés et agrémentés par deux mille projets. « On peut, par exemple, imaginer des chemins d'artistes sur le canal du Midi entre Toulouse et Carcassonne », explique Marie Déqué. L'adjointe à la Culture n'exclut pas non plus le lancement de signes archirecturaux forts. Notamment sur la prison Saint-Michel, qui devrait être le « vaisseau amiral » de la candidature.

portraits Le premier projet concret sera réalisé par le photographe toulousain Philippe Guionie. Il réalisera 2 013 portraits d'adolescents qui auront 18 ans en 2013. Les ados seront réunis au Capitole en octobre.