Toulouse: TD surchargés, locaux vétustes, la colère gronde chez les étudiants en Staps

UNIVERSITE Les étudiants en sports manifestent ce mercredi pour dénoncer leurs conditions d’études et le « désengagement de l’Etat »…

Béatrice Colin
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Illustration de la rentrée universitaire, à Toulouse.
Illustration de la rentrée universitaire, à Toulouse. — FrŽdŽric Scheiber/20MINUTES

Après les enseignants qui menaçaient de ne pas pouvoir effectuer leur rentrée en raison de moyens limités, c'est au tour des étudiants de la Faculté des Sciences du sport et du mouvement humain de l’Université Paul-Sabatier (ex-Staps) de se rebeller.

Ce mercredi, ils ont décidé de se mobiliser pour dénoncer « des TD et TP surchargés », des « infrastructures vétustes » et un « désengagement de l’Etat ».

Plus de demandes que d’inscrits

A l’appel de l’Association générale étudiante en Midi-Pyrénées (AGEMP) et de l’Association Staps, ils partiront à 10 heures du matin du campus de Rangueil pour rallier à pied le rectorat, à Saint-Agne.

« Il y a un ras-le-bol sur plusieurs plans. Chaque année, il y a plus de 600 demandes et seulement 400 inscrits par tirage au sort. Sans compter que les Staps voient désormais leur formation concurrencée par celles payantes lancées par le ministère des Sports », critique Robin Debray, le vice-président de l’Agemp.

Locaux rénovés en priorité

« Sur les effectifs, nous essayons de travailler en amont sur l’orientation des bacheliers en expliquant bien cette filière car certains étudiants s’y retrouvent sans en connaître la teneur. Mais la demande reste supérieure aux capacités d’accueil », reconnaît Bertrand Monthubert, le président de l’Université Paul-Sabatier. Ce dernier explique avoir augmenté le temps d’enseignement cette année pour essayer de limiter la surcharge en cours.

Quant à l’état de vétusté des locaux, il ne le nie pas, et promet qu'« ils seront réhabilités en priorité au cours des prochaines années ».