AZF : le procès se rapproche

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Le procureur de la République retient comme définitive la thèse de l'accident chimique à l'origine de l'explosion de l'usine AZF, ayant causé la mort de 30 personnes le 21 septembre 2001. C'est en tout cas celle proposée dans son réquisitoire définitif qu'il vient de remettre au juge d'instruction. Paul Michel écarte ainsi certaines pistes, comme l'arc électrique ou l'attentat. De fait, il demande de renvoyer les deux mis en examen devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Si Thierry Perriquet, en charge de l'instruction, retient ses arguments, l'ex-directeur de l'usine, Serge Biechlin, et la société Grande-Paroisse seront les deux accusés à devoir répondre d'« homicides et blessures involontaires ». Leur procès devrait se tenir en 2008.

En revanche, le procureur requiert un non-lieu pour les autres chefs d'accusation : « mise en danger de la vie d'autrui » et « entrave à l'enquête pénale ». Déposées par l'Association de familles endeuillées, ces plaintes ont été jointes au dossier principal. La première consistait à éclaircir les négligences liées à l'explosion, la seconde porte sur l'attitude de la commission interne de Total sur les lieux après l'explosion. « Pour la mise en danger, il y a une raison juridique et pour l'entrave, les éléments de preuve font défaut », justifie Paul Michel. Un argument infondé pour Stella Bisseuil, avocate de l'association, pour qui « il y a une sorte d'accord tacite pour un procès minimaliste ».

citation Face aux non-lieux demandés, Stella Bisseuil, n'exclut pas de faire appel lorsque l'ordonnance de renvoi sera rendue ou bien de faire des citations directes au procès.