Toulouse: Les caméras gagnent du terrain

VIDEOSURVEILLANCE Dans le cadre du projet d’installation de 350 caméras, six appareils viennent d’être mis en service dans le quartier des Izards…

Beatrice Colin

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Installation cameras video surveillance place wilson par la Mairie de Toulouse. Zone de surveillance video.
Installation cameras video surveillance place wilson par la Mairie de Toulouse. Zone de surveillance video. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Après la place Saint-Pierre et le quartier Arnaud-Bernard, plusieurs rues des Izards sont scrutées nuit et jour par un dispositif de vidéosurveillance.

Installées par la mairie de Toulouse, ces six nouvelles caméras ont été mises en service au niveau du chemin d’Audibert, du chemin des Izards mais aussi de la rue des Chamois.

Elles font partie des 74 appareils déployés cette année sur le territoire de Toulouse pour un montant de 1,76 million d’euros, subventionné à 44 % par l’Etat.

« Cela va s’accélérer d’ici à la fin de l’année avec l’implantation de caméras aux Pradettes, à Bellefontaine et Empalot en octobre, à Bonnefoy, au square de Gaulle et rue Alsace-Lorrane en novembre et en janvier dans le quartier Amouroux. Sur 2016, nous aurons un rythme supérieur puisque nous devrions en installer 133, notamment dans les quartiers concernés par l’Euro 2016 », détaille Olivier Arsac, l’adjoint en charge de la sécurité.

350 caméras en trois ans

Au total, la municipalité a tablé sur l’installation de 350 appareils entre 2015 et 2017, une promesse électorale de Jean-Luc Moudenc. Et c’est bien ce que critique le socialiste François Briançon.

Membre de la Commission des libertés publiques et de la tranquillité publique, qui a émis un avis favorable à cette phase déploiement, l’élu d’opposition explique « ne pas être opposé à la vidéoprotection, si on nous dit que c’est utile et pas uniquement de la cosmétique électoraliste ».

 

« Si un policier nous dit il faut en mettre à tel endroit, d’accord, mais en mettre partout, c’est une privation des libertés publiques qui n’est justifiée par rien », tranche l’ancien adjoint au maire de Pierre Cohen.

26 interpellations à Arnaud-Bernard

Un avis qui n’est pas partagé par les policiers, plutôt favorable à ce déploiement. « C’est un bon outil, quand il se passe quelque chose, nous pouvons exploiter les images et s’il y a quelqu’un derrière les écrans cela peut servir pour du flagrant délit. A court terme c’est dissuasif, mais la délinquance finit par se décaler là où il n’y en a pas », relève Didier Martinez, secrétaire régional du syndicat policier Unité SGP-FO.

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« L’installation de caméras à Arnaud-Bernard a déjà permis 26 interpellations en flagrant délit, que ce soit pour du trafic de cigarettes ou des rixes », comptabilise de son côté Olivier Arsac qui estime « qu’il n’y a pas du tout de réticences des riverains, bien au contraire ».