Départementales: Vers un retour aux urnes à Castanet et Villemur ?

JUSTICE Lors de l’examen de recours contre des scrutins de mars, la rapporteure publique a demandé deux annulations...

Beatrice Colin

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Illustration d'un dépouillement des urnes à Toulouse.
Illustration d'un dépouillement des urnes à Toulouse. — Fred LANCELOT/SIPA

Ces 14 voix d’écart, Arnaud Lafon les a encore en travers de la gorge. En mars dernier, le maire centriste de Castanet, et sa binôme Elisabeth Barral, perdait de peu les élections départementales contre le duo de gauche, Bernard Bagneris et Muriel Pruvost.

Ce match, ils pourraient le rejouer d’ici quelques mois, si le tribunal administratif suit les recommandations de la rapporteure publique, comme c’est très régulièrement le cas.

Haute-Garonne : Il perd de 14 voix sur son canton et demande à refaire le match

Le recours déposé par Arnaud Lafon était en effet examiné par les juges, au même titre que ceux déposés dans le cadre des scrutins départementaux de Villemur, Launaguet et Ramonville.

« Elle a constaté qu’il y avait un nombre de signatures différent au premier tour comparé au second tour, supérieur aux 14 voix d’écart. C’est même deux fois plus, il ne fait plus aucun doute que l’on peut remettre en doute la sincérité du scrutin », relève le maire de Castanet.

Annulation demandée aussi à Villemur

Des anomalies aussi relevés pour lors des élections à Villemur, où le binôme de la droite, Marie-Hélène Champagnac et Jean-Marc Dumoulin, avait été battu par les socialistes Jean-Luc Raysséguier et Ghislaine Cabessut. L’annulation a aussi été demandée dans ce cas-là. « La rapporteure a retenu une irrégularité dans la tenue du bureau de vote, les candidats ont été empêchés d’y accéder », souligne Ludovic Sérée de Roch, l’avocat de Jean-Marc Dumoulin.

Par contre, les demandes d’annulation formulées par le binôme perdant de la droite sur le canton de Launaguet et de la gauche sur Ramonville n’ont pas été retenues.

Le jugement devrait être rendu d’ici à trois semaines. Et si l’une des parties fait appel, il n’y aura pas de nouveaux scrutins avant que le Conseil d’Etat l’examine.