Nouveau barrage de Sivens: Le président du Conseil départemental du Tarn veut aller vite

SOCIETE Le socialiste Thierry Carcenac va dans le sens du Premier ministre Manuel Valls au sujet du nouveau projet de barrage…  

N.S. avec AFP

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Un zadiste sur le site du barrage controversé de Sivens dans le Tarn, le 5 mars 2015.
Un zadiste sur le site du barrage controversé de Sivens dans le Tarn, le 5 mars 2015. — F. Scheiber / SIPA

Un coup d’accélérateur. C’est ce qu’a appelé de ses vœux, ce lundi, le président du Conseil départemental du Tarn, Thierry Carcenac au sujet du nouveau projet de barrage de Sivens. « J’espère qu’on ira vite », a déclaré l’élu socialiste lors de sa conférence de presse de rentrée. Thierry Carcenac rejoint ainsi les propos de Manuel Valls.

Vendredi, le Premier ministre avait déjà souhaité que la retenue d’eau « ne soit pas réalisée à la Saint-Glinglin ».

Le projet initial de barrage, dont le site a été occupé pendant 16 mois par des opposants, a été abandonné par une décision du Conseil départemental du Tarn le 6 mars. Soit le jour de l’évacuation de la « Zad » (Zone à défendre) après de longs mois de tension, marqués par la mort du jeune militant écologiste Rémi Fraisse, le 26 octobre 2014, dans l’explosion d’une grenade des gendarmes.

Barrage de Sivens : Près de quinze zadistes relaxés

Le nouveau projet est toutefois loin de faire l’unanimité. Il est même combattu par les zadistes, opposés à la retenue d’eau, même réduite de moitié proposée par ce « Sivens light », qui se situerait à 330 mètres en amont seulement, voire plus près, du site actuel.

« Le Département espère recevoir la somme de quatre millions d’euros en dédommagement. Cela correspond aux frais générés pour la non-construction du barrage. Tout sera réglé par le protocole transactionnel et ensuite on repartira sur des bases saines », a ajouté Thierry Carcenac. Pas sûr toutefois que la sérénité revienne de sitôt dans ce coin du Tarn.