Régionales: Rallié par des déçu(e)s de la droite, le FN Louis Aliot croit en son étoile

POLITIQUE Elles étaient les adjointes de Dominique Baudis au Capitole: Chantal Dounot-Sobraques et Maïté Carsalade soutiennent désormais le candidat du Front national pour les régionales…

Helene Menal

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Louis Aliot, tête de liste FN dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.
Louis Aliot, tête de liste FN dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. — Pascal Rodriguez -Sipa

Dans le microcosme toulousain, ces ralliements n’ont pas fini de faire jaser. Louis Aliot, le candidat frontiste aux Régionales en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées vient de ramener dans ses filets deux « baudisiennes historiques » qui ont été les adjointes de l’ex-maire de la Ville rose au Capitole : l’universitaire Chantal Dounot-Sobraques et Maïté Carsalade.

Elles faisaient également partie de l’équipe de Jean-Luc Moudenc (LR), l’actuel maire de Toulouse, lors de son précédent mandat (2004-2008) avant de se fâcher avec lui.

Chantal Dounot-Sobraques, qui a connu Louis Aliot sur les bancs de la fac, a rendu sa carte de l’UMP il y a trois ans et se dit « libre de tout engagement politique ». Quant à Maïté Carsalade, elle a adhéré au FN il y a deux ans.

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Elles étaient toutes les deux aux côtés du candidat frontiste ce lundi à Toulouse, sans dire si elles figureront sur la liste qu’il doit dévoiler le 21 septembre.

Du coup, chez Les Républicains 31, on ne commente pas encore ces transfuges. Du moins pas officiellement. « On lui laisse ces deux belles prises, bonjour le renouvellement des générations ! », ironise un responsable.

Avec elles, Louis Aliot peaufine sa stratégie de drague des électeurs de droite en tendant « la main aux souverainistes et à ceux qui ont une certaine idée de la France ». Il affiche pour priorité de campagne « le monde rural délaissé », et propose pour renflouer la Région « une taxation sur les bénéfices des sociétés d’autoroute »

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Le candidat du FN est invariablement donné en tête au premier tour dans les sondages. Et constamment donné largement battu au second. Mais il y croit. « Il y a une chance historique de remporter cette région », affirme-t-il.

«Coucou politique»

Et pour cela, Louis Aliot distribue les amabilités. Pour lui, Dominique Reynié, le candidat de la droite, est un « coucou politique qui aurait aussi bien pu figurer sur une liste socialiste ou du centre mou ».

Il tacle aussi la gauche dans l’hypothèse d’une fusion des listes PS-PRG et EELV-Parti de gauche. « Ils ne sont d’accord sur rien. Empêcher le FN de prendre la Région, c’est pas un programme ! » lance-t-il.