Le violon électrique imprimé en 3D par les Toulousains de 3DVarius.
Le violon électrique imprimé en 3D par les Toulousains de 3DVarius. - Thomas Tetu

Dans le monde du violon électrique, il fait figure de poids plume. Avec ses 450 grammes, soit l’équivalent d’un instrument à cordes classique, le 3DVarius, conçu par des Toulousains, a plus d’une corde à son arc. Il n’est pas seulement révolutionnaire par sa légèreté, mais aussi par sa conception.

Un violon électrique aux qualités d’un instrument classique

« C’est le premier violon électrique imprimé en 3D qui fonctionne. Il y a déjà eu des tests avant grâce à l’impression 3D, mais le prototype était soit trop lourd, soit pas jouable », explique Laurent Bernadac, le concepteur de l’instrument.

Cet ingénieur de l’Insa Toulouse, médaillé du conservatoire, a allié sa passion à son savoir-faire. « J’ai toujours trouvé quelques défauts au violon électrique, son poids me gênait et le fait que l’on ne puisse pas utiliser son propre coussin. Du coup, j’ai voulu créer quelque chose qui me ressemblait », explique le jeune homme, par ailleurs membre du groupe de musique Octobre.

Application concrète de l’impression en 3D

Il y a trois ans, l’idée de créer son propre instrument a germé. Après avoir l’avoir dessiné en s’inspirant de la forme du célèbre Stradivarius, il a d’abord conçu un prototype en aluminium, puis en plexiglas, pour finalement se rendre compte que la résine combinée à l’impression en 3 D était la bonne solution.

En mars dernier, il imprime dans une entreprise de Colomiers son premier exemplaire. Et ça marche. Son invention, déposée à l’Inpi, fait mouche auprès des fanas de nouvelles technologies voyant dans cet instrument une application concrète de l’imprimante 3D.

Buzz international

Depuis, le 3DVarius a eu les honneurs des télés du monde entier et son créateur est invité dans tous les salons de 3D.

 

Il aura même la chance de pouvoir taper le bœuf avec Wolverine, Hugh Jackman, le 20 septembre prochain, lors d’une émission enregistrée à Londres pour une chaîne espagnole.

D’ici à la fin de l’année, la société toulousaine 3DVarius va lancer une opération de financement participatif et lancer la commercialisation de son violon. Si le prototype a coûté 10.000 euros à ses inventeurs, son prix à la vente sera bien en deçà.

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