Toulouse: Fram pourrait passer à son tour sous pavillon chinois

ECONOMIE Parmi les noms d’éventuels repreneurs qui circulent pour le célèbre voyagiste toulousain, il y a le géant chinois HNA…

H.M. avec AFP

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Fram a déjà dû vendre son siège historique à Toulouse. Archives
Fram a déjà dû vendre son siège historique à Toulouse. Archives — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Et si après le Club Med et l’aéroport de Toulouse, c’était au tour de Fram de passer sous contrôle chinois ? Le voyagiste né dans la Ville rose en 1949, symbole du tourisme de masse et très implanté au Maghreb, a eu du mal à surmonter les effets du Printemps arabe. Après s’être séparé de son siège toulousain, un symbole en soi, puis de quatre hôtels au Maroc l’automne dernier, il a de nouveau pris de plein fouet l’onde de choc des attentats de Tunis le 18 mars et de Sousse le 26 juin.

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« La situation de Fram était déjà très tendue, et elle va encore se compliquer à la fin de l’été et au début de l’automne car il va devoir payer aux compagnies aériennes tous les billets d’avion qui ont émis pendant les vacances », analyse un spécialiste du secteur du tourisme. Le voyagiste ne cache d’ailleurs plus son intention d’ouvrir son capital à un investisseur de référence.

Les Chinois seraient mieux-disants

Du coup, depuis plusieurs jours, des noms d’éventuels repreneurs circulent dans la presse. Parmi eux, Karavel-Promovacances, le français leader de la vente de séjours en en ligne ou encore Selectour Afat.

Et puis il y a le géant chinois HNA. Ce spécialiste des services aéroportuaires possède, entre autres, sa propre compagnie aérienne (Hainan Airlines) et 48 % de la compagnie française Aigle Azur. Selon RTL. fr, le candidat chinois ferait pour Fram une offre bien plus élevée que celle du groupe Karavel-Promovacances.

Les dirigeants de Fram se refusent pour l’instant à toute communication.