Top 14: Le Stade Toulousain prépare un «rendez-vous XXL» contre Castres

RUGBY Le stade Ernest-Wallon accueillera samedi un duel entre des voisins en forme…

Nicolas Stival

— 

L'arrière du Stade Toulousain Maxime Médard lors du match de Top 14 à Agen, le 29 août 2015.
L'arrière du Stade Toulousain Maxime Médard lors du match de Top 14 à Agen, le 29 août 2015. — N. Tucat / AFP

Deux succès en deux rencontres. Sur le plan comptable, le Stade Toulousain version Ugo Mola a réussi son entrée en Top 14. Mais la réception samedi d’un Castres revigoré après une saison cauchemardesque devrait vraiment permettre de savoir où en sont les Rouge et Noir.

« C’est un rendez-vous XXL, annonce le nouvel entraîneur principal, successeur de Guy Novès. Dans l’intensité, on va monter d’un cran. Pour l’instant, dans le jeu, nous sommes capables d’excellentes choses, mais aussi d’à-peu-près. »

Irrésistible pendant la moitié du premier match contre Brive (24-7), le Stade a beaucoup moins brillé ensuite, notamment à Agen, malgré le succès (9-20). « Offensivement, on n’a rien produit à Agen, on n’a pas réussi à tenir le ballon, peste le troisième ligne Imanol Harinordoquy. Quand on a défendu, on a pris une pluie de pénalités. Face à Castres et un buteur comme Urdapilleta, ça ne passera pas. »

L’ouvreur argentin est arrivé d’Oyonnax dans les bagages de Christophe Urios, nouveau directeur sportif du club tarnais. Le champion de France 2013 s’est aussi renforcé derrière avec les ex-Toulonnais Smith et Wulf et devant avec le perforant Tulou, venu de Montpellier.

« Les Castrais ont envie de se racheter après la saison passée, relève le demi de mêlée toulousain Sébastien Bézy. Ils ont des joueurs pour viser les phases finales, voire le titre. » Après avoir ramené le point du bonus défensif de Bordeaux-Bègles (19-16), le CO a surclassé Toulon (24-9), certes affaibli par l’absence de ses internationaux retenus pour la Coupe du monde.

Luke McAlister incertain

« Dans notre premier bloc de quatre matchs (d’affilée), nous allons jouer samedi un match charnière, assure Harinordoquy. Gagner peut nous permettre d’aller ensuite à Pau sans trop de pression. » Mola se montre plus évasif : « Le bilan, on le fera à l’issue de nos sept premiers matchs sans les internationaux », explique le patron sportif toulousain.

Face à son ancienne formation, où il a été joueur puis entraîneur, Mola ne bouleversera pas une équipe qui gagne, même si McAlister (dos), Grey (crête iliaque) et Maka (épaules) sont incertains.