Le jeune stadiste Arthur Bonneval lors du match de Top 14 entre Toulouse et Brive, le 22 août 2015.
Le jeune stadiste Arthur Bonneval lors du match de Top 14 entre Toulouse et Brive, le 22 août 2015. — R. Gabalda / AFP

RUGBY

Toulouse: Avec Arthur Bonneval, la relève stadiste est d'attaque

Le jeune trois-quarts du Stade Toulousain, très bon lors de la première journée du Top 14, est l’un des plus sûrs espoirs français à son poste…

Il était attendu, il n’a pas déçu. Pour ses débuts comme titulaire en Top 14, Arthur Bonneval s’est mis en évidence samedi contre Brive (24-7). Le très véloce ailier de 20 ans n’a pas eu besoin de plus de six minutes pour inscrire le premier essai de son équipe.

« Je me suis bien senti, reconnaît Bonneval, déjà décisif lors des matchs de préparation. J’espère que nous allons continuer à jouer comme lors de la première période face à Brive. Même si ça fait râler de ne pas obtenir le point de bonus offensif. »

Depuis l’autre aile, Vincent Clerc a apprécié la prestation du jeunot, formé au poste de trois-quarts centre. « Arthur a du talent, de l’envie et du gaz, observe l’international de 34 ans. Il n’est pas dans le registre de la percussion, mais il aime beaucoup se déplacer, venir chercher les ballons. Je me reconnais dans ce type de joueurs, plutôt de petit gabarit. »

« Les jeunes doivent amener de la folie »

Avec son 1,82 m pour 84 kg, Bonneval ne peut pas vraiment évoluer dans le style de Jonah Lomu. « J’essaie de prendre du poids petit à petit, pour arriver à 88 ou 90 kg, mais pas davantage », lâche le fils de l’ancien international Erik, demi-frère de l’arrière du Stade Français Hugo.

Toutefois, son objectif à court terme réside (heureusement) ailleurs. « J’espère me faire peu à peu ma place dans ce groupe et aider l’équipe, en marquant des essais et en me proposant un peu partout sur le terrain, détaille ce pur Stadiste, au club depuis ses six ans. Les jeunes doivent amener leur folie. »

 

Les absences en ce début de saison d’Huget (Coupe du monde), de Palisson et Matanavou (blessés) vont sans doute lui permettre d’enchaîner. Enfin…

« La saison dernière, avec Thomas Ramos, nous n’entrions pas trop dans les plans, admet l’ailier, qui ne comptait avant samedi que quatre apparitions en Top 14. Mais nous avons eu du temps de jeu avec l’équipe Espoirs (finaliste du championnat) et lors de la Coupe du monde des moins de 20 ans en Italie, qui a vraiment été un bon moment. »

Un peu moins pour l’arrière sud-africain Gelant, « enrhumé » par ce cadrage-débordement lors du match pour la troisième place

En club, « le changement de staff a remis les compteurs à zéro pour tout le monde », apprécie le jeune feu follet, sous contrat Espoirs jusqu’en juin 2018. Ancien manager de Bonneval en équipe de France U20, Fabien Pelous est ainsi devenu directeur sportif des Rouge et Noir après le départ de Guy Novès.

« Mais il n’est pas question de favoritisme, coupe Bonneval. Comme l’a dit Ugo Mola (nouvel entraîneur principal), il faut faire jouer les meilleurs du moment, jeunes ou pas. »

Des cours de psychologie et de chinois

La concurrence est prévenue. Mais bienveillante, du moins si l’on s’en tient aux propos de Vincent Clerc. « Arthur est un très bon gars, bosseur, à l’écoute, comme Thomas Ramos. Ça fait du bien au groupe. »

Seul accroc à ce début de saison idyllique : une affaire de paris dont Bonneval s’est finalement sorti sans trop de dommage (amende avec sursis et blâme). « C’est du passé », balaie l’étudiant en première année de psychologie, qui prend aussi des cours d’anglais et de chinois.

« Cette langue qui m’attire, comme le pays. J’ai essayé, et ça m’a plu. » C’est sûrement ce qu’a dû aussi se dire Ugo Mola au sujet du jeune ailier, après la réception de Brive et avant le déplacement à Agen, samedi…