Des mesures pour un métro sûr

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« Les pannes. » C'est la réponse qui revient le plus souvent dans la bouche des usagers du métro lorsqu'on évoque ses aspects négatifs. Au-delà des problèmes techniques, elles sont souvent dues à des incivilités. « Un des points noirs, ce sont les actes de vandalisme, notamment les coups de pieds dans les portes palières. A partir d'octobre, au lieu de stopper toutes les rames lorsqu'on a un problème de ce type, elles seront arrêtées en station », explique Jérôme Fontaine, directeur général délégué de Tisséo, réseau urbain qui se félicite cependant du bon taux de disponibilité de la ligne A : 99,7 %.

Malgré ces difficultés, le réseau toulousain reste un des plus sûrs de France, selon un rapport de l'Union des transports public daté d'octobre 2006. La hausse des agressions était de 8,7 % dans la Ville rose par rapport à octobre 2005, contre 9,9 % en moyenne sur la France. Pour Jean-Jacques Arnal, directeur de la sûreté à Tisséo, cela s'explique par plusieurs facteurs dans le métro. « Nous avons un règlement strict qui interdit de s'attarder dans les stations. Nous avons aussi su maintenir un métro clair et propre, ainsi qu'une présence humaine sur 100 % de la ligne aux heures de pointe. Nous retrouvons aussi beaucoup les auteurs des faits », argumente le responsable de la « brigade prévention motorisée », qui passe de 18 à 42 agents dans le cadre de la mise en service de la ligne B. « La ligne A avait un avantage, c'était un lieu unique avec peu de croisements. Avec l'arrivée de la B, nous rentrons dans une autre dimension », poursuit-il, prudent sur l'avenir.

caméras Lors de la mise en service de la ligne B, l'ensemble du réseau métro sera équipé de plus de 500 caméras, reliées au nouveau PC sûreté installé à Basso Cambo. D'ici à la fin de l'année, cette vidéosurveillance sera composée de 700 caméras.