Meurtre à Toulouse: L'autopsie de la jeune femme révèle une fracture du crâne

FAITS DIVERS Le cadavre avait été retrouvé, lundi soir, dans un appartement de la rue Merly…

Mikael Libert

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La rue Merly, à Toulouse. Lancer le diaporama
La rue Merly, à Toulouse. — Google Maps

Le procureur de la République de Toulouse a révélé les premiers éléments de l’autopsie de la jeune femme découverte morte, lundi, dans une malle de plastique.

L’autopsie, réalisée mardi après-midi, a révélé « que le décès pouvait résulter d’une fracture du crâne », explique le communiqué du procureur. L’examen médico-légal écartait néanmoins l’hypothèse d’un démembrement de la victime.

D’autres analyses ordonnées

Toujours dans son communiqué, le procureur précise que « l’identification formelle de la victime restait subordonnée à la réalisation de tests ADN ». Il est néanmoins « hautement probable qu’il s’agisse en effet de la jeune femme locataire de l’appartement », ajoute-t-il.

Des analyses complémentaires, dont des expertises anatomo-pathologiques et toxicologiques, seront aussi réalisées « afin d’obtenir des éléments plus précis portant sur les causes, les circonstances et la date du décès », est-il encore indiqué.

Secours alertés par les proches

Les pompiers avaient été alertés par des proches de cette jeune femme de 23 ans lundi soir après qu’elle n’eut plus donné de ses nouvelles depuis une dizaine de jours. Entrés par un velux dans son studio situé dans un immeuble de la rue Merly en plein centre de Toulouse, ils y avaient découvert le corps de la jeune étudiante en position fœtale dans une malle en plastique. L’appartement avait, par ailleurs, été calfeutré de l’extérieur pour empêcher l’odeur de se répandre et des produits désodorisants ont été retrouvés à proximité du corps.

Un témoignage intéressant

Un jeune homme habitant l’immeuble, cité dans la Dépêche du Midi, expliquait avoir entendu une altercation il y a une dizaine de jours. Entendu par les enquêteurs, il affirmait avoir « entendu une altercation très violente. Elle s’engueulait avec, je pense, deux hommes. Il y avait pas mal de bruit. J’ai hésité à monter voir… ». Il précise aussi avoir de nouveau entendu du bruit, dimanche, dans l’appartement où la macabre découverte a été faite alors qu’il pensait être seul dans l’immeuble.

Le service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse a ouvert une enquête criminelle sous le chef « d’homicide volontaire ».