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TRANSPORTSToulouse: Les cinq choses à savoir sur le projet de troisième ligne de métro

Toulouse: Les cinq choses à savoir sur le projet de troisième ligne de métro

TRANSPORTSLes études sur le tracé devraient s’achever à la fin de l’année pour ce projet évalué entre 1,5 et 1,7 milliard d’euros…
Illustration ligne de metro aerien a Toulouse.
Illustration ligne de metro aerien a Toulouse. - Alexandre GELEBART/20MINUTES
Béatrice Colin

Béatrice Colin

Projet phare de la campagne de Jean-Luc Moudenc (LR), la troisième ligne de métro commence à prendre forme un an plus tard. Mais si le parcours devrait être finalisé d’ici à la fin de l’année, son financement est encore loin d’être bouclé.

Une mise en service en 2024, au moins 200 000 usagers par jour

Baptisée Toulouse Aerospace Express (TAE), la troisième ligne de métro serait l'un des leviers pour absorber les 500.000 déplacements supplémentaires attendus à l’horizon 2025 dans la métropole toulousaine, selon Jean-Michel Lattes, le président de l’autorité organisatrice des transports Tisséo-SMTC.

« Présentation du projet de ligne TAE à la presse en point d’étape. Infaisable disent certains… Indispensable plutôt. pic.twitter.com/nypTDrClEK — LATTES Jean-Michel (@jmlattes) July 7, 2015 »

TAE devrait être mise en service en 2024, « avec un objectif raisonnable de 200.000 usagers par jour au démarrage », indique Jean-Luc Moudenc. Si le calendrier est respecté, les études opérationnelles et l’enquête publique auraient lieu d’ici à quatre ans, pour un début des travaux en 2019.

Les zones économiques desservies

« Nous voulons relier les grands pôles économiques entre eux. Pour l’instant, la desserte de sept grands secteurs est à l’étude et nous allons affiner ces zones d’ici à la fin de l’année », indique Jean-Michel Lattes, le président de Tisséo-SMTC.

Les quartiers où passera la troisième ligne de métro. - Tisseo/AUAT/SMAT

Pour l’instant, 230.000 habitants vivent dans le large corridor où doit passer la ligne de métro, et 200.000 y travaillent.

20 à 25 kilomètres de long, via Montaudran et Matabiau

A la fin de l’année, le trajet sera tranché puis soumis l’an prochain à la concertation publique. Pour l’heure, il existe quelques certitudes sur le parcours de cette ligne qui pourrait être longue de 20 à 25 kilomètres selon le scénario retenu : la gare Matabiau et le site de Montaudran auront une station. Airbus et la zone aéroportuaire seront aussi desservis, ainsi très certainement que Colomiers.

Les différents scénarios de tracés étudiés pour la future ligne de métro

- Tisséo/SMAT/AUAT

Selon la densité des zones traversées, certaines portions seront en aérien. Ce qui ne sera pas le cas si le choix de longer le Canal du Midi est retenu.

Reste à savoir si Labège fera partie du tracé final.

Le prolongement de la Ligne B et/ou TAE tranché en fin d’année

«Le prolongement de la ligne B, c’est 35.000 voyageurs par jour avec une vision de desserte du sud-est. Nous ne raisonnons pas comme ça. Nous sommes une métropole. Nous, notre problème c’est le sud-est, le nord et l’est. Avec TAE, nous sommes sur une option à 200.000 voyageurs par jour. Nous attendons les résultats de l’enquête publique sur le PLB et nos études sur la troisième ligne. Nous aurons alors des éléments techniques et objectifs à confronter», lâche Jean-Luc Moudenc.

« Attention à ne pas enterrer le #PLB au profit de la 3ème ligne TAE ! https ://t.co/2rbJ5XglBa — AssociationPLB (@assoPLB) July 8, 2015 »

Mais d’ores et déjà, le président de Toulouse Métropole et sa garde rapporchée ne font pas mystère de leurs intentions d’ici à la fin de l’année. Certes Labège ne sera pas oubliée, mais si elle est desservie, ce sera en priorité par la ligne TAE malgré l’opposition du Sicoval.

« @assoPLB faux ! le PLB n’est auj pas financé (qq dizaines de millions manques !) ; mm son tracé est contesté en qq pts ; et impossible pr 2020 ! — Antoine RENAULD (@AntoineRENAULD) July 8, 2015 »

Un budget de 1,5 à 1,7 milliards d’euros, loin d’être bouclé

En plus des financements traditionnels par les collectivités, l’Etat et l’Europe, Jean-Luc Moudenc et Jean-Michel Lattes évoquent la possibilité de financements «assez originaux» pour financer ce vaste chantier dont le montant est évalué entre 1,5 et 1,7 milliard d’euros. Un partenariat public-privé pourrait ainsi voir le jour. Mais pour l'heure, c'est loin d'être calé.

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