Stade Toulousain: «J’arrive dans le plus grand club de France», assure David Mélé

RUGBY Le nouveau demi de mêlée toulousain veut aider le Stade à retrouver son lustre…  

Propos recueillis par Nicolas Stival
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David Mélé, le nouveau demi de mêlée du Stade Toulousain, le 6 juillet 2015 au stade Ernest-Wallon.
David Mélé, le nouveau demi de mêlée du Stade Toulousain, le 6 juillet 2015 au stade Ernest-Wallon. — N. Stival / 20 Minutes

Avec le pilier droit sud-africain Gert Muller, David Mélé (29 ans) était la seule recrue présente pour la reprise du Stade Toulousain, lundi matin. L’ancien demi de mêlée de Perpignan (champion de France 2009) et du club anglais de Leicester s’est plié de bonne grâce à l’exercice médiatique. A l’ombre de l’un des rares arbres d’Ernest-Wallon.

Comment s’est passée cette reprise avec votre nouveau club ?

On appréhende, forcément. Ça reste le Stade Toulousain. Quand je me suis levé ce matin, j’étais excité à l’idée de reprendre, mais il y avait aussi, donc, de l’appréhension. Maintenant, c’est fait. Les mecs ont été super cool avec moi.

Quels sont les objectifs ?

Nous n’en avons pas encore parlé, mais quand on signe ici, on s’attend forcément à jouer le titre, le haut du tableau. Il faut aller chercher quelque chose à la fin de la saison.

Et sur le plan personnel ?

Il y a déjà deux demis de mêlée en place (Jean-Marc Doussain et Sébastien Bézy). Ce sera difficile car ce sont de très bons joueurs. Mais je vais tout faire pour me frayer un chemin. Je pense avoir le mental pour cela.

Comment vivez-vous ce retour en Top 14, après deux ans en Angleterre ?

Leicester, c’est le plus grand club d’Angleterre. J’arrive dans le plus grand club de France. Il faut se faire à l’environnement.

 

Vous dites que le Stade Toulousain est le plus grand club français, mais il n’a rien gagné depuis trois ans…

Je l’ai toujours pensé, ce n’est pas parce que j’ai signé ici que je dis cela. Vous pouvez demander à tous les étrangers, dans n’importe quel pays. Le Stade Toulousain est connu partout. Maintenant, avec la course à l’armement, certaines équipes émergent. Toulon a fait une petite razzia de titres. Mais Toulouse reste le plus grand en France, car il y a une histoire. Nous devons faire perdurer la tradition.

Qu’est-ce qui change par rapport à Leicester ?

Le temps, punaise (rires) ! En fait, c’est la façon de travailler. Le système britannique est très axé sur la préparation physique, c’est assez formaté. En France, nous sommes plus centrés sur le rugby, l’instinct du joueur. Sinon, les structures et l’état d’esprit sont assez similaires.