TFC: Mercato, objectifs, finances... Ce qu'il faut retenir de l'intervention d'Olivier Sadran

FOOTBALL Le président du club toulousain a donné une conférence de presse, ce lundi en fin de matinée, à l’occasion de la reprise de l’entraînement…

Nicolas Stival

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Le président du Toulouse Football Club Olivier Sadran, accompagné de l'entraîneur Dominique Arribagé, lors de la conférence de presse de rentrée du club, le 29 juin 2015 au centre de formation du TFC.
Le président du Toulouse Football Club Olivier Sadran, accompagné de l'entraîneur Dominique Arribagé, lors de la conférence de presse de rentrée du club, le 29 juin 2015 au centre de formation du TFC. — Nicolas Stival / 20 Minutes

Détendu. S’il n’apprécie pas vraiment l’exercice médiatique, Olivier Sadran s’est pourtant plié sans déplaisir ce lundi à l’exercice de la conférence de presse, dans le cadre inédit du centre de formation du TFC.

Alors que ses joueurs ont repris l’entraînement, le président a présenté les nouveaux maillots signés Joma et balayé l’actualité d’un club qui a frôlé la relégation. « La plus grosse satisfaction, c’est de continuer en L1 », glisse Sadran, au sortir d’« une saison très douloureuse qui se finit bien ».

Un mercato actif… dans le staff

Pour l’heure, les deux recrues estivales du TFC (Leslie Djhone et André Biancarelli) officient dans l’encadrement. Côté joueurs, aucune nouvelle tête pour l’instant. « Notre stratégie est de travailler dans le calme, indique Olivier Sadran, alors que le mercato n’expire que le 31 août à minuit. Un certain nombre de joueurs nous ont quittés, d’autres doivent le faire. Nous devons alléger notre effectif. »

Boucher (Auxerre, L2), Tisserand (Monaco, retour de prêt), Furman (Legia Varsovie, prêt) et Grigore (Al Sailiya, Qatar, prêt) entrent dans la première catégorie. Le président n’a pas voulu donner de noms pour la seconde, mais Veskovac, Aguilar ou Roman en font partie.

« On a un certain nombre de lacunes », reprend Sadran, qui cible « deux postes » sans donner plus de détails. La quête d’un gardien et d’un latéral droit ne fait pourtant guère de doutes.

Objectif première partie du classement

Forcément, le récent 17e de Ligue 1 veut tourner la page de l’« annus horribilis » qu’il vient de connaître, marquée par le départ en mars d’Alain Casanova. « Un déchirement », répète Sadran. « Si on arrive à se bonifier, le TFC est capable de finir dans la première moitié du classement, juge le président. On va dire entre la sixième et la douzième place de L1. »

« Il faudra être présent deux ou trois fois dans l’année aux moments clé », poursuit-il. En championnat mais aussi lors des coupes. « Deux demi-finales depuis 2001, ce n’est pas suffisant », reconnaît sans peine le patron du club. Quant à l’entraîneur Dominique Arribagé, il préfère ne pas se fixer d’objectifs, sinon celui de « gagner et de bien jouer ».

Transformer les invitations en entrées payantes

Chaud et juvénile, le public du Stadium a aidé son équipe à se sauver au printemps, grâce à une politique d’invitations auprès des clubs de la région. « On en a distribué 100.000 (sur 300.000 entrées dans la saison), détaille Olivier Sadran. On espère qu’on les a fait vibrer. Maintenant, il faut reprendre une dynamique au niveau billetterie. On ne paie pas des joueurs avec des invitations. Il faut aussi développer le partenariat. Il nous faut améliorer ces deux postes d’au moins quatre à cinq millions d’euros. »

Le président du TFC compte sur la « petite reprise économique » pour lui faciliter la tâche. Le budget 2015-2016 sera d’une « trentaine de millions d’euros ». « La vente d’Aurier [au PSG, pour plus de dix millions d’euros] nous a fait du bien, souligne-t-il. Malgré notre saison catastrophique, nous avons passé la barrière de la DNCG sans encombre. » Tous les clubs ne peuvent pas en dire autant…