Toulouse: Une enseignante en grève de la faim après sa mutation forcée

SOCIETE Une enseignante du collège Bellefontaine campe sous les fenêtres du rectorat depuis lundi…

Béatrice Colin

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Laure Betbeder, une enseignante  en greve de la faim depuis lundi après sa mutation.
Laure Betbeder, une enseignante en greve de la faim depuis lundi après sa mutation. — B. C. / 20 Minutes

Depuis lundi, Laure Betbeder a planté sa tente sous les fenêtres du rectorat, dans le jardin Niel. Cette enseignante du collège Bellefontaine, mutée « dans l’intérêt du service », a entamé une grève de la faim pour dénoncer ce qu’elle estime être « une injustice ».

Six profs concernés

En mai dernier un huissier a frappé à sa porte pour lui remettre un courrier lui indiquant qu’elle faisait l’objet d’une mutation forcée. Une mesure qui touche aussi cinq autres profs de son établissement classé en zone d’éducation prioritaire.

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« On nous reproche d’avoir participé au dysfonctionnement du collège, d’avoir nui à la qualité des cours. Ce sont des allégations et il n’y a rien derrière. Tous ces griefs sont liés à la grève que nous avons menée au sein du collège l’an dernier », assure l’enseignante de SVT.

Mouvement de grève

Durant trois semaines, plusieurs membres du personnel ainsi que des parents d’élèves se sont mobilisés pour demander des moyens accrus. Un mouvement qui a généré des tensions, notamment avec le chef d’établissement, muté depuis.

Soutenue par plusieurs syndicats enseignants, Laure Betbeder espère voir son dossier ainsi que celui de ses collègues, atterrir sur le bureau de la ministre de l’Education nationale. Mais d’ores et déjà elle assure qu’elle ira jusqu’au bout tant que son « corps le permettra ».

Ramener la sérénité selon le rectorat

De son côté, le rectorat maintient que ces mutations « n’ont rien à voir avec la grève qui reste un droit absolu ». « Dans cet établissement le climat était compliqué et douloureux. Il fallait retrouver de la sérénité », assure une porte-parole.

« Pour retrouver la sérénité il faudrait mettre des moyens et pas muter des professeurs connus et respectés des élèves », répond Laure Betbeder.