Fenix Toulouse: «S'installer en D1 sans avoir le trouillomètre à zéro», annonce Philippe Gardent

HANDBALL L’entraîneur champion de France avec Paris explique les raisons de sa venue à Toulouse et ses ambitions…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Philippe Gardent, le nouveau manager général et entraîneur du Fenix handball, lors de sa présentation officielle, le 17 juin à Toulouse.
Philippe Gardent, le nouveau manager général et entraîneur du Fenix handball, lors de sa présentation officielle, le 17 juin à Toulouse. — Nicolas Stival / 20 Minutes

Oubliée l’austérité du Palais des sports. C’est dans le cadre « cosy » d’un restaurant de la place Victor-Hugo, en plein centre-ville de Toulouse, que Philippe Gardent (51 ans), détendu, a fait sa première apparition officielle en tant que manager général et entraîneur du Fenix.

A ses côtés, Philippe Dallard s’est de nouveau félicité de travailler avec un homme de confiance, qu’il connaît depuis ses premiers pas dans le monde du handball, en 2012. « Le meilleur entraîneur en activité », selon le président toulousain, puisque l’ancien Barjot, qui s’est engagé pour trois ans, sort d’un triplé avec le Paris-Saint-Germain.

Pourquoi avoir choisi de venir à Toulouse ?

Avec Philippe Dallard, nous nous sommes tout de suite retrouvés sur la même longueur d’ondes. Après, il y a aussi ce club, qui a une histoire. Cela fait très longtemps que je viens jouer à Toulouse, avec Chambéry, puis avec Paris. Il y avait toujours quelque chose dans ma tête qui me disait que cette destination me plairait.

Après Chambéry et Paris, qui visaient le titre, vous arrivez dans un club qui n’a pas les mêmes ambitions.

Ce qui m’intéresse, ce sont les relations humaines, travailler avec des gens bien. J’ai l’impression de revoir Chambéry [qu’il a entraîné de 1996 à 2012] quelques années en arrière. Si on arrive à amener le Fenix au même niveau, on aura fait du bon travail.

Danijel Andjelkovic a été nommé entraîneur-adjoint. Comment allez-vous fonctionner avec lui ?

On a discuté un petit moment mais c’était chaud au niveau du calendrier, car il partait en vacances. On s’est donné rendez-vous un peu avant la reprise.

Il est censé être adjoint et rester joueur, est-ce compatible avec le haut niveau ?

(Sourire) Qui vous dit qu’il va être joueur ?

Le recrutement a été fait avant votre arrivée. Que pensez-vous de votre effectif ?

Il y a quand même des joueurs de qualité qui arrivent. Mais je ne me pose même pas la question. Je dispose de cet effectif. Il faut en tirer la quintessence en peu de temps.

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Quelles seront les ambitions du Fenix après la dixième place de la saison écoulée ?

(Amusé) Etre champion de France ! Quand on attaque un championnat, c’est pour le gagner… (Plus sérieux) Je pense que le club a vraiment besoin de stabilité, de se rassurer. Hormis cette cinquième place très honorable (en 2013-2014), le Fenix s’est parfois fait peur. Nous voulons nous installer dans ce championnat, sans avoir le trouillomètre à zéro. Puis, nous devons nous développer [Toulouse possède actuellement le dixième budget de D1].

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Avez-vous le sentiment d’avoir pris des risques en venant à Toulouse ?

Quand on fait ce métier, on prend des risques et on aime ça. Les risques, les défis, la pression, c’est notre quotidien.